Dans l ’angoisse de sa jalousie, le malheureux en arrivait à être tranquille, lorsqu ’il laissait Nana et Satin ensemble. Il l ’aurait poussée à ce vice, pour écarter les hommes. Mais, de ce côté encore, tout se gâtait. Nana trompait Satin comme elle trompait le comte, s ’enrageant dans des toquades monstrueuses, ramassant des filles au coin des bornes. Quand elle rentrait en voiture, elle s ’amourachait parfois d ’un souillon aperçu sur le pavé, les sens pris, l ’imagination lâchée ; et elle faisait monter le souillon, le payait et le renvoyait. Puis, sous un déguisement d ’homme, c ’étaient des parties dans des maisons infâmes, des spectacles de débauche dont elle amusait son ennui. Et Satin, irritée d ’être lâchée continuellement, bouleversait l ’hôtel de scènes atroces ; elle avait fin


