CHAPITRE VIIISi Sir Thomas avait pu voir tous les sentiments de sa nièce, quand elle écrivit sa première lettre à sa tante, il n’aurait pas désespéré ; car quoiqu’une nuit de bon repos, un matin agréable, l’espoir de revoir bientôt William, et l’état relativement tranquille de la maison, du fait que Tom et Charles étaient en classe, Tom tout à l’exécution de quelque projet, et son père à ses flâneries habituelles, lui permissent de s’exprimer gaiement au sujet de la maison, elle se rendait cependant bien compte dans son for intérieur que plusieurs ombres avaient été supprimées au tableau. S’il avait pu voir seulement la moitié de ce qu’elle ressentait avant la fin de la semaine, il aurait cru M. Crawford sûr d’elle, et il eût été enchanté de sa propre prévoyance. Avant la fin de la semain


