Le changement

1470 Mots
CHAPITRE 19 Lui : Il ne faut surtout pas avoir honte ; le mort ne peut pas se cacher de celui qui va le vêtir ; si tu caches une maladie, elle va te dominer et finira par t'emporter ; mais quand tu l'exposes, facilement, tu trouveras son remède. Moi : Sur ce point tu as raison. Au fait, j'use plus de mes machines comme avant... Lui : Tu veux dire par là que tu continues de le faire ? Moi : Oui, mais pas comme avant ; par exemple cette semaine, j'ai été vraiment tenté, mais je l'ai fait seulement deux fois, or avant je faisais jusqu'à cinq fois par jour, imagine le nombre par semaine. Lui : Ok, un peu un peu tu vas laisser ça complètement. Et de l'autre côté ? Moi : Je prie désormais au moins trois fois par jour et je lis le Livre Saint à chaque occasion. Lui : Ok, ce n'est pas encore trop grave mais tu sais au moins que normalement c'est cinq prières rituelles quotidiennes obligatoires pour le fidèle ? Moi : Oui. Le Fajr à l'aube ; le Dhohr au milieu de la journée, lorsque le soleil est à son zénith, le Asr au milieu de l'après-midi, le Maghreb au crépuscule et le Ichâ le soir. Lui : Exacte ! Qu'Allah soit loué ! Moi : Allahou Akbar. Mais, dis comment toi tu connais les choses de l'islam étant chrétien ? Et même tu dis sans gêne Allah soit loué ! Lui : Pour moi, Allah c'est Dieu, le Créateur du ciel et de la terre. Et de plus, je fouille mon nez dans beaucoup de religions (sourire). Moi : Ah ! Je vois maintenant. Tu n'es toujours pas rentré ? Lui : J'y suis depuis. Moi : Ok. Je vais me déconnecter pour aller me laver. Lui : Tu sors ? Moi : Oui. Je vais chez Isabelle. Lui : Ok, mais pas de bêtises ! Moi : Ok chef. Lui : Belle soirée chou. Moi : Merci pareil. FIN DU CHAT Devinez qui est-ce ! Bah ! C'est Éric. Depuis l'autre fois, c'est comme ça on s'écrit sur les réseaux à chaque fois. Il me prodigue beaucoup de conseils et m'encourage à me rapprocher d'Allah. Il a dit que c'est la meilleure solution pour me délivrer. Il continue aussi ses avances, ça me plaît bien de tenter une relation hétéro, mais je ne me trouve pas encore prête. D'ailleurs, j'irai passer la nuit chez Isabelle aujourd'hui. Je n'ai fait que me m*******r deux fois cette semaine ; une partie à deux entre fille, j'en manque vraiment. Je pense laisser tout ça un jour, mais là, j'en manque trop. Même Isabelle qui se la jouait les saintes au début est devenue une pro maintenant. Je file dans la salle de bain. Je prends un bain vite fait ; m'habille d'une robe bleue trois quarts (¾). C'est la couleur préférée d'Isabelle, je porte un simple string blanc en bas. J'ai arrangé les accessoires nécessaires dans mon sac. À demain ! Les parents ne sont toujours pas encore de retour, je sors quand je veux et je rentre quand je veux. Une fois dehors : Gardien : Dada, c'est où comme ça ? Et tu reviens aujourd'hui ou bien de fermer seulement le portail ? Moi : J'y vais chez mon amie. Gardien (Sourire) : La jojolia là ? dit-il en me coupant. Moi : Oui j'y passerai la nuit là-bas, donc vous pouvez fermer le portail quand vous aurez voulu. Gardien : Pas de soucis ! Moi : Prenez ceci lui dis-je, en lui tendant un billet de deux mille francs. Gardien : Yéh ! Gbɛ kɛdɛ ! (yéh ! la belle vie !) À demain princesse. Moi : À demain. Ouvrez-moi le portail. Quelques minutes plus tard, je klaxonne et elle vient m'ouvrir le portail ; Isabelle vit seule dans le centre ville de Cotonou. Je ne comprends pas pourquoi elle ne veut pas prendre un gardien, pourtant elle a l'argent. Ses parents, n'en parlons pas. Moi : Tu feras mieux de prendre un gate-man. Elle : Ça ne me plaît pas juste ; et toi comment tu vas ? Moi : Très heureuse maintenant que je te vois. Elle s'approche de moi et on commence à se manger les lèvres puis a baladé nos mains sur tous nos corps. On est resté à faire cela pendant environ cinq minutes avant de reprendre nos souffles. Moi (Sourire ) : Ouf ! Rentrons ! Tu es toujours chaude à chaque fois. Elle : C'est ton côté agressif qui me rend bouillonnante comme ça. Moi : Je t'adore. Elle : Moi, plus. Je suis toujours éblouie à chaque fois que je rentre chez elle, décoration n'est pas décoration. On dirait une maison de barbie princesse. Elle : On mange avant de manger ou on mange et après on va manger ? Moi : Tu as préparé quoi ? Elle : Je n'ai pas préparé, j'ai payé igname pilée. Moi : Amène. On bouffe d'abord pour avoir la force nécessaire pour le combat, dis-je en riant. Elle apporte la bouffe. On s'est bien régalée tous les deux en ne manquant pas de se donner des bouchées et des bisous, mais chose étonnante, je ne me sens pas du tout à l'aise. C'est comme-ci je suis en train de pratiquer une abomination. Après avoir mangé, on a décidé d'aller se laver ensemble. On est rentré dans la salle de bain toute nue ; je monte dans le bavarois. Elle me passe le savon sur tout le corps, mais je ne me sens pas dans ma peau : Moi (Gênante ): S'il te plaît Isabelle, peux-tu me laisser me laver toute seule ? Elle : Y-a-t-il un problème ? Je t'ai fait quelque chose ? Moi : Non, ça me plaît juste de me laver moi-même sans que tu ne me touches. La salle de bains est bien grande. Il faut te laver à part. Elle : Ok je respecte ta décision, dit-elle contrariée. Après avoir pris le bain, on dirait un autre être est entré en moi. Je n'ai plus envie de continuer n'importe quelle chose avec Isabelle. Moi : Isabelle, il faut que je te parle. Elle : Oui, je t'écoute. Moi : Assieds-toi, dis-je en tapotant sur le lit. Elle : Ok je t'écoute maintenant. Moi : Ne prends pas mon habitude tel un embêtement hein. Moi-même je n'arrive pas à comprendre ce qui m'arrive, peut-être que c'est à cause des conseils d'Éric ; même ces deux dernières semaines qu'on ne s'est pas du tout vu, je n'ai pas cherché une autre fille, puis je me suis masturbée moins qu'avant. Elle : C'est bon ! Il faut que tu me changes aussi puisque c'est toi qui m'a donné le goût de ça. Moi : T'inquiète. Pour toi est encore tôt ; j'aimerais te demander une chose. Depuis qu'on a commencé ça, tu te m*******s aussi ? Elle : Oui. Moi je me masturbais il y a très longtemps. Moi : Tu n'as pas constaté que les hommes te fuient ? Et que tu n'as pas eu de succès comme il le faut ? Elle : Je pense que tu as raison. Moi : Personnellement, je ne comprenais pas mes échecs répétitifs au collège jusqu'à maintenant, même à l'université. C'est pourquoi même Adjarath a eu beaucoup d'avance sur moi côté étude, c'est d'après les explications d'Éric que j'ai compris beaucoup de choses. Tu aurais même constaté que tu couches avec des hommes dans ton sommeil. Elle : Oui, des fois je vois même des liquides blanches ressemblants au sperme dans mon vagin. Moi : C'est très dangereux. On les appelle les "hommes de nuit". Quand ils rentrent dans la vie de quelqu'un, c'est pour ruiner complètement ce dernier. Ma sœur, on fera mieux de cesser, sinon, on va se gâcher nos vies nous-mêmes, puis attaquer inutilement les sorciers du village. Elle (Paniquée) : Vraiment ? Mais il va falloir que je trouve un psychologue comme ton Éric qui va m'aider aussi ... Moi : Il peut nous aider tous les deux. Si tu n'en trouves aucun inconvénient. Elle : Si ça te gêne pas, ça ne me dit rien aussi. Moi : Ok, bonne nuit. Elle : Bonne nuit. On s'est couché cette nuit chacune à sa place... Moi j'ai continué à chater avec Éric jusqu'à je me suis fait emporter dans les bras de Morphée. ISABELLE Moi : Allô ! Bonjour madame. Elle : Bonjour ! Je ne t'ai pas encore vu au boulot. Il est neuf heures passées déjà. Moi : Excusez-moi beaucoup madame, mais je ne pourrais pas venir aujourd'hui. Elle : Pourquoi ? Moi : Je ressens la fièvre et un peu de vertige ...
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