Ce jour-là j’avais pris rendez-vous en urgence chez le médecin. Nouvellement arrivée en campagne pour le travail, j’avais choisi un numéro au hasard dans l’annuaire. La secrétaire avaait justement réussi à trouver un créneau en fin de journée pour que je puisse avoir un rendez-vous le jour-même.
Je sors du travail à 18h30 et, le temps de trouver l’adresse exacte du cabinet et de me garer, j’arrive 10 minutes en retard. Je me sermonne intérieurement de n’être pas partie plus tôt du travail pour arriver à l’heure. « Déjà que je demande un rendez-vous de dernière minute !, je me permets en plus d’être en retard. »
Essoufflée, j’entre dans le cabinet et m’annonce. La secrétaire, la cinquantaine pimpante, me rassure d’un sourire, « le docteur S. n’a pas encore fini la consultation précédente ». J’ai à peine le temps de la remercier et de m’asseoir que la porte s’ouvre. J’entends, « à bientôt Mme Durand, reposez-vous et soignez-vous correctement ».
« Votre dernier rendez-vous Docteur » dit la secrétaire en me désignant du menton.
« Bonjour » me dit-il en me tendant la main puis il regarde sa montrer et rajoute à l’intention de sa secrétaire « Très bien, merci. Vous pouvez partir Christine, l’heure est bien dépassée, je débrouillerais avec les papiers. A demain. »
Sur un « merci monsieur », Christine rassemble ses affaires.
J’entre dans le cabinet, le docteur me cédant le passage. La trentaine, brun et plutôt grand, il est agréablement souriant et charmant. Très inattendu dans une petite bourgade rurale.
Je suis du regard la femme qui rentre dans le cabinet. Une belle brune, les cheveux bouclés, avec un joli sourire, un regard pétillant et… un beau cul je dois l’admettre. Marchant devant moi, j’ai eu l’occasion de contempler sa démarche et ses jolies fesses serrées dans un pantalon ajusté. Sans trop m’égarer, je lui fais signe de s’asseoir et prends place derrière le bureau.
« Je me présente, Docteur S., je remplace le Docteur N. qui a des soucis familiaux en ce moment. Vous avez sans doute vos habitudes avec lui mais je ferais de mon mieux pour le remplacer ».
Je ne peux m’empêcher de lui lancer un sourire charmeur pour aller avec ce commentaire un peu déplacé.
Je réponds à son sourire en disant : « oh ne vous inquiétez pas, c’est la première fois que je viens. En fait je suis nouvelle dans la région et je n’ai pas encore de médecin traitant. J’ai appelé pour prendre un rendez-vous de dernière minute ».
Il est vraiment craquant ce jeune médecin, j’en ferais bien mon casse-croûte. Privée de sexe depuis quelques mois, je ne connais personne dans cette région et les rencontres sont plutôt rares. Je rougis à cette pensée. « D’ailleurs, est-il possible de faire les formalités pour que vous soyez mon médecin traitant ? »
« Bien sûr, nous allons voir ça tout de suite » dis-je en attrapant une feuille pré-remplie pour l’occasion. J’ai bien cru la voir rougir, elle a dû relever ma remarque inappropriée. Il faut que je reprenne mes esprits. Une jolie fille qui rentre dans mon cabinet et je ne me reconnais plus. Effet secondaire imprévisible de la clientèle vieillissante de mon confrère.
Je lui demande sa carte vitale et répertorie sur la feuille, ses nom et prénom, vérifie son adresse et sa date de naissance. « Pas de maladies particulières ? Asthme, allergies, opérations chirurgicales ? ». Elle me répond « non, mis à part l’opération des amygdales, quand j’étais petite. Sinon, rien de particulier ». Je la questionne sur le tabagisme. Elle me répond fumer 2 à 3 cigarettes par jour. « OK si c’est à cette fréquence, rien de très dangereux ». J’appose alors mon cachet sur la feuille.
« Voilà qui est fait : je suis votre médecin traitant. Maintenant, dites-moi tout. Qu’est-ce qui vous amène ? Arthrite, col du fémur cassé, perte de mémoire…. Excusez-moi, tellement habitué de ces patients séniors »
Je souris, à la fois à l’aise mais aussi profondément gênée. « Et bien… en fait… » Pourquoi tant de réticences ? C’est un médecin comme les autres après tout. Ce n’est pas parce qu’il semble avoir ton âge et que tu le trouves craquant qu’il faut faire la timorée… « Et bien j’ai pris un RV d’urgence parce que ces derniers temps, j’ai des douleurs, comme des brûlures… euh au niveau du sexe. Enfin ce n’est pas à l’intérieur mais à la base des lèvres… J’ai eu du mal à repérer l’endroit exact… » Navrant ! Plus j’en dis plus je m’enfonce, il doit être mort de rire… autant finir de se ridiculiser en expliquant les positions prises devant la glace pour y voir mieux !
Professionnel, il me sort de ce mauvais pas.
« Très bien nous allons voir ça tout à l’heure, ne vous en faites pas »
Incroyable ! Cette fille me fait craquer depuis que je l’ai vue dans la salle d’attente et elle vient me voir pour… une douleur au sexe. Quel chanceux je fais, je vais la voir nue, je vais pouvoir contempler pour des raisons professionnelles la chatte de cette nana super bien roulée. C’est un signe, j’abandonne mes préceptes moraux et je vais me rincer l’œil en faisant durer le plaisir… avec un peu de chance peut-être sera-t-elle sur la même longueur d’onde.
Ouf, il a écourté la conversation et s’approche de moi. Sa démarche est élégante. Il me demande d’enlever mon pull et s’approche de moi pour prendre ma tension. Il me prend délicatement le bras et le place contre lui puis fixe le brassard et commence la mesure. Je sens la chaleur de son corps, ce n’est pas désagréable. « 11, 6 : parfait. Veuillez enlever votre haut, je vais vous ausculter à présent ».Ce que j’exécute prestement, troublée. J’ôte mon débardeur lentement, le rouge me monte aux joues. Cette situation est assez excitante et j’y prends malgré moi du plaisir. Instinctivement je rentre le ventre, me cambre légèrement pour mettre en avant ma poitrine, histoire de paraître à mon avantage. Réflexe ou tentative de séduction, qu’est-ce qui me prend ? ».