CHAPITRE 1 : Premier regard

1522 Mots
Orlando - Floride. Aujourd’hui, j'ai vingt-quatre ans et mes meilleures amies Nathi et Anna sont venues me retrouver sur la côte pour fêter cela à leurs façons. Elles veulent aller au festival techno qui a lieux chaque année sur la plage. Une gigantesque rave party en plein air avec alcool à gogo et filles en bikini. Comment vous dire que cela ne m’enchante pas vraiment. Je déteste la foule et j’ai du mal avec les gens en général. Je suis bien trop réservée comparer à mes amies, elles sont complètement folles. Moi, je viens d’une petite ville du Texas paumée en plein milieu des champs, que j’ai quittée il y a maintenant quatre ans pour vivre mon rêve de danseuse. Nathi est photographe professionnel et je l’ai rencontré il y a trois ans lors d’une de ces expositions ou je suis allée jeter un œil étant donné que la photographie est l’une de mes passions. Elle m’a ensuite fait connaitre Anna qui elle est une mannequin lingeries très connue dans le métier. Depuis nous ne nous sommes plus jamais quittés. Et Malgré toutes nos différences, on forme un bon trio. Nous voilà arrivée au fameux festival, on se dirige vers le bar, une grande paillote en plein milieu de la plage. La musique et tellement forte qu’on l’entendait déjà depuis mon appartement du centre-ville. — Bon ! S'exclame Nathi. Vous prenez quoi les girls ? Elle est accoudée au bar et s’est tournée vers nous pour prendre nos commandes. Plus concentrée sur le barman que sur nous. Il faut dire qu’elle est très entreprenante avec les hommes, elle a beaucoup de caractères et un sang chaud qui lui vient surement de ces origines latines. — Pina colada pour moi ! Répondit Anna, toute excitée. Et toi Erza ? Je la regarde sans savoir quoi prendre, je ne bois pas, je trouve ça dégoutant et mon hygiène de vie me l’interdis. De plus, la musique me perce les tympans et j’ai du mal à entendre nos conversations. Alors, je dis la première chose qui me passe par la tête. — Un coca. Nathi me regarde avec stupeur. Je ne vais pas avoir le choix je crois. — Ah non Erza ! C’est ton anniversaire bordel ! Me dit-elle d'un ton sévère. Prend un verre avec nous pour une fois. Anna me fait sa petite tête triste. Ces petites pestes se sont liguées contre moi. Si je ne prends pas un verre avec elles, je sens qu’elles ne vont pas me lâcher de la soirée. — Bon d’accord ! Soupiré-je, en regardant rapidement la carte des boissons alcoolisées. Un cocktail paradise alors ! Nathi passe la commande au barman en se penchant exagérément en avant afin de bien dévoiler son décolleté. Anna elle, sonde la foule à la recherche d’un coup d’un soir. Il faut dire qu’avec son métier et son corps de rêve, elle n’a pas de mal à avoir tous les mecs qu’elle veut. — Wou-Hou ! Hurle Anna, en levant une main en l'air en se déhanchant légèrement. Cette musique est dingue ! J’ai déjà repéré trois beaux gosses là-bas dans le fond, qui ne font que nous regarder depuis qu’on est là. Nathi fait un clin d’œil au barman et me tend mon verre avant de pencher la tête pour répondre à Anna. — Oui, les trois mecs là-bas ! Dit-elle, en les regardant avec appétit. Je les ai captés aussi t’inquiète ! Nathi me donne ensuite un coup de coude. — Regarde Erza ! Le grand brun ténébreux serait pas mal pour toi. Me dit-elle, en me faisant un clin d'œil complice. Il est du style à faire du sale celui-là, ça se voit sur son visage ! Elle et Anna éclatent de rire. Moi, je suis terriblement gênée. Cet homme me dévisage depuis tout à l’heure, son verre de whisky a la main. Je lui jette des coups d’œil rapides. Grand, athlétique, une fine barbe et de beaux yeux marron clair. Je rougie. Il est très beau, c'est vrai, bien trop pour une fille comme moi. — Arrêter s’il vous plaît les filles ! Dis-je, les joues rouges. Vous êtes gênantes. Elles me prennent par les mains pour me conduire dans leurs directions. — Allez viens, on va leur montrer comment on bouge nos corps ! Dit Anna, un sourire jusqu'aux oreilles. Oh non ! Voilà que je me retrouve en plein milieu de la foule avec tous ces gens qui sautent et cris de partout. Je me fige sur place. *** Je me demande pourquoi j’ai suivi mes deux idiots de frères jusqu’ici. Partir en chasse sur terre n’est vraiment pas mon truc. De plus, cela ne m’intéresse pas du tout. Une fête ! Pff ! Ils n’ont vraiment que ça à faire sur terre. — Regarde Asmodée ! Dit-il, d'un aire conquis. J’ai déjà repéré deux jolies proies, qui m'ont l’air très chaudes. Asmodée regarde avec attention dans la direction que lui montre des yeux Mammon, puis il inspire profondément l’air ambiant en fermant les yeux avec euphorie. — Ouf, oui ! Admet Asmodée en se léchant les lèvres avec envie. Je peux sentir leurs petites chattes humides d’ici. Elles seront parfaites. J’attrape un verre de whisky sur le plateau d’une serveuse au passage. J’ai besoin de noyer mon ennui. Asmodée se tourne vers moi d’un air moqueur. — Allez Iblis, ne fait pas la gueule ! Me dit-il avec amusement. Montre-nous que tu es un vrai prince des enfers. Choisi une minette et fais-toi plaisir pour une fois. Je prends une gorgée de mon whisky en grognant. Ces petits cons m’emmerdent et je ne me cache pas de le leur dire. — Faites ce que vous voulaient mes frères. Affirmé-je, d'un air désintéressé. Moi je reste là. Je n’en ai rien à foutre de toutes vos conneries ! — Allez Iblis ! Il y en a bien une qui ferait ton bonheur !? Me Questionne Mammon avec assurance. La grande brune ? La petite blonde aux gros tétons peut-être ? Asmodée regarde la blonde en se léchant les lèvres. On dirait bien que mon frère a déjà fait son choix. — Non, la blonde aux gros seins, c'est pour moi ! Dit-il, en la regardant avec sadisme. J'en fais mon affaire. Je regarde en direction des filles dont ils parlent. Rien de bien intéressant. Une femme est une femme et les humaines m’indiffère de toute façon. — Oh, mais attend ! Remarque Mammon. Il y en a une troisième regarde ! Asmodée se rapproche de lui en posant sa main sur son épaule. — Oui tu as raison ! Dit-il avec surprise. Je ne l’avais même pas remarqué. Petite, blonde, mignonne, mais trop sage pour moi ! Mammon se tourne à nouveau vers moi. J’ai la détestable impression qu’ils vont me casser les couilles toute la soirée. — La petite blonde qui ressemble à une poupée de porcelaine ! Me balance t-il, avec enthousiasme. Elle serait parfaite pour toi !? Tu pourrais la briser d’une main tellement elle parait fragile. Ces deux imbéciles sont pliées de rire. Je soupire et jette un œil sur la jeune fille. Fragile, innocente, la peau claire. Des yeux gris de poupée, de magnifiques boucles blondes et un visage angélique. Je baisse la tête en souriant sans le vouloir, ce que mes frères remarquent instantanément. — Oh ! S'exclame Asmodée, en se foutant délibérément de ma réaction. Iblis a été touché par la flèche de ce bon vieux Cupidon, on dirait ! Ils se tapent dans les mains et sautent sur place en riant comme deux ahuris. Je les regarde avec colère. Je ne supporte pas leurs manques de respect envers moi. — Fermez la, b****s d’enfoirés ! Grogné-je avec colère. Je ne veux pas de cette fille, je veux partir d’ici au plus vite. Alors, magnez-vous de faire ce que vous avait à faire ! Je regarde à nouveau la fille s’en pouvoir défaire mes yeux d’elle. Arrête Iblis, ce n’est pas bon et tu le sais. Cette gamine ne t’apporterait que des problèmes et tu préfères de loin les éviter. Puis ce n’est qu’une simple mortelle, rien que dit pensé cela me donne la nausée. Les filles se dirigent vers nous et se mettent à danser. Sauf elle ! La petite poupée à la peau pâle reste pétrifiée. Elle regarde autour d’elle comme une enfant perdue. Elle a les bras croisés et pose son regard sur moi. Elle me fait un léger sourire puis détourne les yeux. C’est perturbant. Mes frères déboutonnent leurs chemises pour attirer leurs clientes en se dirigeant vers elles, torse nue et muscles contractés. — Prêt Avarice ? Demande Asmodée avec assurance. Ils se regardent avec complicité. Ces deux-là n’ont pas fini de m’en faire voir des vertes et des pas mûres. — Prêt Luxure ! Lui répond Mammon, un sourire pervers aux lèvres. Ils se sourient puis partent en chasse. Leurs besoins de chair fraiche dictent leurs esprits infâmes et altèrent leurs visions du bien et du mal. — Que le spectacle commence ! Ajoute Asmodée, le regard rempli de perversion.
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