Trop tard

1232 Mots

Point de vue: Don Ernesto Le silence. Un silence si pesant qu’il me vrille les tympans. Le béton froid sous ma peau, l’humidité qui s’infiltre jusque dans mes os. Le temps a cessé d’exister ici. Je ne sais plus si c’est le jour ou la nuit. La lumière qui filtre par la petite lucarne est trop faible pour me donner un repère. Peut-être que ça fait deux jours..trois..ou une éternité. Je n’ai plus de force. Mes jambes tremblent, mes mains sont couvertes de sang séché, de mes propres plaies. Chaque respiration est douloureuse, comme si mes côtes se serraient autour de mes poumons. Et cette soif..Mon Dieu, cette soif me consume. Ma langue est collée à mon palais, ma gorge me brûle. Parfois, j’essaie de me souvenir du goût de l’eau, mais même ce souvenir devient flou. Et puis il y a lui. Cal

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