Point de vue: Caleb Le lendemain, j’arrive plus tôt encore. Le couloir est presque vide, hormis une infirmière qui passe avec un chariot. L’hôpital dort encore, plongé dans cette demi-obscurité du petit matin. On n’entend que le vrombissement discret des climatiseurs et le battement régulier des machines de surveillance. Je connais maintenant chaque son de ce lieu-chaque bip, chaque pas, chaque souffle. J’ouvre doucement la porte de sa chambre. Bella est réveillée. Ses yeux suivent le mouvement de la lumière qui glisse à travers les rideaux. Elle semble paisible, concentrée. Une sorte de sérénité nouvelle, fragile mais réelle. Je m’approche d’elle. -Buenos días, mi hermosa. Ses yeux se tournent vers moi, lents mais précis. Il y a dans ce regard quelque chose d’intense, de reconnai


