La librairie n'était pas vaste et semblait être d'un entretient convenable. Une femme assez imposante de par sa corpulence apparut derrière les étagères. Elle vint jusqu'à moi et me demanda sans même une moindre forme de politesse ce que je désirais. Comme lassée par notre bref échange, elle s'en alla dès qu'elle le put, tout en me sommant de me hâter dans ma recherche, car elle était prête à fermer boutique. Son visage, maquillé de façon disgracieuse, faisait savoir une envie de plaire, de séduire. Et quant à sa voix légèrement grave, qu'elle féminisait en parlant, sûrement ne s'était-elle jamais en accommoder. Ses cheveux, enroulés dans des bigoudis dont l'aspect faisait ressortir la vieillesse du plastique, m'appuyaient à croire que la femme coquette en elle existait encore où se ba


