Les jours suivants furent teintés de douleur et de distance pour Alexandre et Éléa. Leurs regards ne se croisaient presque plus, leurs échanges se limitaient à des conversations strictement professionnelles. Mais malgré cette apparente froideur, l'attraction entre eux continuait de se faire sentir, comme une tension sous-jacente impossible à ignorer. Éléa faisait tout pour éviter de penser à ce qu'ils avaient failli faire, tandis qu'Alexandre luttait chaque jour contre les émotions qui le tiraillaient. Cette distance n’apaisait ni l’un ni l’autre. Elle ne faisait que prolonger leur agonie, rendant chaque interaction plus lourde, plus difficile. Éléa voyait bien qu'Alexandre était en souffrance. Il ne souriait plus, sa présence au bureau n’était qu’une ombre de lui-même. Il semblait perdu,


