XIJe sentis qu’un froid mortel me montait au cœur. Un voile passa devant mes yeux… Ma pauvre petite amie sauvage !… Souvent en m’éveillant la nuit je la revoyais encore ; – malgré tout, je retrouvais son image, avec je ne sais quelle douceur triste, quelle espérance vague, avec je ne sais quelles idées de pardon et de rédemption, – et tout était fini dans la fange, dans l’abîme de l’éternel néant !… Je sentis qu’un froid mortel me montait au cœur. – Un voile passa devant mes yeux… Et je restai là, impassible, – et nous continuâmes à causer de nos souvenirs d’Océanie. Et moi aussi, à la lumière gaie des lampes reflétées par les glaces, au bruit joyeux des conversations, des rires, des toasts britanniques et des ; verres entrechoqués, – je participais au concert général des banalités et d


