XI

216 Mots

XIJe sentis qu’un froid mortel me montait au cœur. Un voile passa devant mes yeux… Ma pauvre petite amie sauvage !… Souvent en m’éveillant la nuit je la revoyais encore ; – malgré tout, je retrouvais son image, avec je ne sais quelle douceur triste, quelle espérance vague, avec je ne sais quelles idées de pardon et de rédemption, – et tout était fini dans la fange, dans l’abîme de l’éternel néant !… Je sentis qu’un froid mortel me montait au cœur. – Un voile passa devant mes yeux… Et je restai là, impassible, – et nous continuâmes à causer de nos souvenirs d’Océanie. Et moi aussi, à la lumière gaie des lampes reflétées par les glaces, au bruit joyeux des conversations, des rires, des toasts britanniques et des ; verres entrechoqués, – je participais au concert général des banalités et d

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