XVIIICependant le temps s’écoulait lentement. Il fallait plus d’une heure encore avant que la jeune fille qui était allée chercher les actes de naissance des enfants de Taïmaha pût être revenue. En l’attendant, je fis au bord de la mer, avec ries nouveaux amis, une promenade qui m’a laissé un souvenir fantastique comme celui d’un rêve. Depuis cet endroit jusqu’au district d’Afareahitu vers lequel nous nous dirigions, le pays n’est plus qu’une étroite b***e de terrain, longue et sinueuse, resserrée entre la mer et les mornes à pic, – au flanc desquels sont accrochées d’impénétrables forêts. Autour de moi, tout semblait de plus en plus s’assombrir. Le soir, l’isolement, la tristesse inquiète qui me pénétrait, prêtaient à ces paysages quelque chose de désolé. C’étaient toujours des cocoti


