XXV… Le jour fixé par la petite princesse pour lâcher dans la campagne les oiseaux chanteurs était arrivé. Nous étions cinq personnes qui devons procéder à cette importante opération, et, une voiture partie de chez la reine nous ayant déposés à l’entrée des sentiers de Fataoua, nous nous enfonçâmes sous bois. La petite Pomaré qu’on nous avait confiée marchait tout doucement entre Rarahu et moi qui, tous deux, lui donnions la main ; deux suivantes venaient par derrière, portant sur un bâton la cage et ses précieux habitants. Ce fut dans un recoin délicieux du bois de Fataoua, loin de toute habitation humaine, que l’enfant désira s’arrêter. C’était le soir ; le soleil déjà très bas ne pénétrait plus guère sous l’épais couvert de la forêt ; au-dessus de toute cette végétation, il y avait


