XXVII

271 Mots

XXVIINous cheminions, Rarahu et moi, en nous donnant la main, sur la route d’Apiré. – C’était l’avant-veille du départ. Il faisait une accablante chaleur d’orage. – L’air était chargé de senteurs de goyaves mûres ; toutes les plantes étaient énervées. De jeunes cocotiers d’un jaune d’or dessinaient leurs palmes immobiles sur un ciel noir et plombé ; le morne de Fataoua montrait dans les nuages ses cornes et ses dents ; ces montagnes de basalte semblaient peser lourdes et chaudes sur nos têtes, et oppresser nos-pensées comme nos sens. Deux femmes, qui paraissaient nous attendre au bord du chemin, se levèrent à notre approche et s’avancèrent vers nous. L’une qui était vieille, cassée, tatouée, entraînait par la main l’autre, qui était encore belle et jeune ; – c’était Hapoto, et sa fille

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