XXXC’était le dernier jour… Le soleil d’Océanie s’était levé aussi radieux qu’à l’ordinaire sur « Tahiti la délicieuse » ; – ce que souffrent dans leur cœur les hommes qui passent et disparaissent n’a rien de commun avec l’éternelle nature, et n’entrave jamais ses fêtes inconscientes. Depuis le matin nous étions debout tous deux et bien empressés. – Les préparatifs du départ apportent souvent une diversion heureuse à la tristesse de ceux, qui vont se quitter, – et ce cas était le nôtre… Il nous fallait emballer le produit de toutes nos pêches, de toutes nos expéditions sur les récifs ; tous nos coquillages, tous nos madrépores rares, qui, en mon absence, avaient séché sur l’herbe du jardin, et ressemblaient maintenant à de grands chens fins et compliqués, plus blancs que de la neige. R


