XV– « Voici, dit Tatari, les personnes de la famille de Taïmaha ; l’enfant que tu cherches doit être là, ainsi que sa vieille grand-mère Hapoto. » Nous apercevions en effet devant nous un groupe d’indigènes assis à l’ombre, c’étaient des enfants et des femmes, dont les silhouettes obscures se profilaient sur-la mer étincelante. Mon cœur battait fort en approchant d’eux, à la pensée que j’allais voir cet enfant inconnu, déjà aimé, – pauvre petit sauvage, lié à moi-même par les puissants liens du sang. « Celui-ci est Loti, le frère de Rouéri, – celle-ci est Hapoto, la mère de Taïmaha, » dit Tatari en me montrant une vieille femme qui me tendit sa main tatouée. « Et voici Taamari, » continua-t-il, – en désignant un enfant qui était assis à mes pieds. J’avais pris dans mes bras avec amour


