CHAPITRE 5 Il pleut. Cela ne m’empêche pas pour autant d’apprécier ma course sur les toits. Je suis douée pour marcher dans la rue comme une piétonne lambda puis disparaître dans l’ombre une fois ma destination atteinte, ce serait toutefois moins marrant. J’aime le fait de devoir faire attention à mon équilibre, les tuiles qui manquent parfois de se dérober sous mes pieds. C’est parfait pour s’entraîner à avancer en silence, mais en vitesse. La ville a une autre allure, vue du dessus. Elle semble plus propre, plus jolie. Dépourvue de la crasse qui recouvre les rues. Dépourvue des sans-abri qui dorment dans les coins sombres. Il y en a de plus en plus chaque jour. Je ne me souviens pas d’avoir vu des gens dans la rue quand j’étais enfant ; à présent, il y en a trop pour les compter. Parfo


