Pour tenter d’échapper à ces pensées obsédantes, dans lesquelles elle sentait que sa raison s’enfonçait comme dans un tourbillon morbide, Marjorie Sweeney se raccrocha, comme à autant de bouées, à des questions simples : Où suis-je ? Depuis combien de temps suis-je enfermée ? Que veut-il ? Comment tout cela va-t-il finir ? Malheureusement, à chaque fois que la réflexion de la prisonnière venait buter sur cette dernière interrogation, son imagination lui esquissait des scénarios de plus en plus angoissants… Dorénavant, la vieille dame n’espérait plus, l’esprit perdu dans ce temps suspendu. Et même si elle acceptait l’idée de mourir, elle voulait juste ne pas trop souffrir lorsque son heure arriverait. Lors du septième passage de l’homme, ce dernier ne dégagea pas sa tête de l’habitacle. Un


