Je me retrouvais en cette fin d’année 1961 jouant à contre-emploi comme cela m’était déjà arrivé deux fois auparavant. La première lorsque la patronne m’avait fait régler des numéros par Steph, ce qui m’avait fait rater le bout de film à Nice ; ensuite lorsque je m’étais laissée aller à ne pas contrôler mon travail, à me laisser envahir par des manies de Coccinelle, à dissoudre ma personnalité. Cette fois, je me trouvais dans une position tout aussi décourageante : cela avait commencé par la volonté de monsieur Lasquin de me faire faire ce qu’il appelait du récitatif dans mes chansons. Il fallait à certains moments ne plus tenir compte de la mesure, allonger certaines notes pour donner plus de relief à certains mots. Pour compenser, il avait commandé à Sam Stinn une chanson proprement endi


