Enfin, à force de persévérance, on put tarir la voie d’eau qui venait de la ligne de flottaison et la boucher comme l’on put, avec de l’étoupe et une toile goudronnée. Ce fut très difficile, car nous n’avions ni charpentier ni outils. Le vent diminua. La mer calmit et nous continuâmes notre route vers Madras, l’équipage gaiement, moi toujours craintif. Voyage et gaieté ne durèrent pas. Le 12 juin, à midi, comme il ventait grand frais, un matelot monta prévenir que la voie d’eau s’était rouverte. Trois pompes sont mises en mouvement, mais le sable engorge les tuyaux et l’eau monte toujours. On risque le tout pour le tout. On met toutes voiles dehors, depuis les grandes voiles jusqu’aux bonnettes et on essaye de gagner le point le plus rapproché de la côte de Coromandel. Le navire dès lors


