Le vent souffle quelquefois avec tant de violence qu’ils peuvent à peine respirer. Ils sont alors forcés de se renfermer étroitement dans la tour obscurcie par un sombre brouillard ou par l’écume des hautes vagues qui les enveloppe comme d’un voile. L’été, ils s’amusent à pêcher. Si leur demeure n’est pas entourée de rochers qui leur permettent de tendre les lignes, ils nouent autour de l’édifice au-dessous de la porte une corde à laquelle ils attachent une cinquantaine de lignes longues comme le bras. Quand la mer monte, le poisson qui rôde le long du mur s’attrape, et lorsque l’eau baisse, on aperçoit accrochée aux hameçons et suspendue autour du phare, une guirlande de poissons. Nous avons sur nos côtes, du moins à ma connaissance, deux cent soixante-quinze feux allumés depuis longtemp


