— À nous, Génois, les Indiens arrivent ! Le Pinson nous appartient. Cette fois j’étais désabusé et seul, sans armes, je m’élançai sur ces misérables, quand le Génois me saisit par une jambe, me fit tomber, et, se relevant m’ajusta avec un pistolet tout armé qu’il tenait caché dans sa ceinture. Le Rouget arriva à temps – pour recevoir la balle en pleine poitrine. Il tomba en me disant : — Il s’est trompé d’adresse. Méfie-toi des autres ! Tout occupé de mon pauvre Rouget qui expirait dans mes bras, je ne fis pas attention au Génois qu’on avait saisi et étroitement garrotté. Les Provençaux étaient aux fers. Quant au Malais et au Maltais, ils avaient disparu. Les cris des pirates me rappelèrent à la réalité. Je mis le corps du Rouget à l’abri, et me saisissant d’une hache d’abordage, je m’é


