III. La nuit sur le marécage

1645 Mots

III. La nuit sur le marécage Quand le fils du Léopard eut tourné le Feu, il déposa l’homme sur les herbes sèches et le considéra avec surprise et méfiance. C’était un être extraordinairement différent des Oulhamr, des Kzamms et des Nains-Rouges. Le crâne, excessivement long et très mince, produisait un poil chétif, très espacé ; les yeux, plus hauts que larges, obscurs, ternes, tristes, semblaient sans regard ; les joues se creusaient sur de faibles mâchoires, dont l’inférieure se dérobait ainsi que la mâchoire des rats ; mais ce qui surprenait surtout le chef, c’était ce corps cylindrique, où l’on ne discernait guère d’épaules, en sorte que les bras semblaient jaillir comme des pattes de crocodile. La peau se montrait sèche et rude, comme couverte d’écailles, et faisait de grands replis.

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