VII La ville était dans la joie ; elle fêtait le trente-cinquième anniversaire du règne de son prince. Les habitants, pares de leurs plus beaux habits, encombraient les rues. Aux fenêtres des maisons et des édifices publics flottaient des drapeaux et des bannières aux armes de Méningen. Des soldats en brillants uniformes couvraient la place du palais, attendant la grande revue. Le peuple se pressait en dehors de l’enceinte réservée pour les manœuvres des troupes il était presque impossible aux derniers arrivés de franchir ce mur vivant pour se placer au premier rang. Pourtant une jeune fille, qu’à ses vêtements on pouvait prendre pour une paysanne ; parvint à se faire ouvrir un passage jusqu’à la haie formée par les soldats. C’était Marthe. Elle s’approcha timidement d’un vieil officier e


