IX Son supplice n’était pas encore complet, il le devint bientôt. Un mois après ces évènements, le jeune prince héréditaire conduisait à l’autel Marthe de Wessenberg : les vertus de la jeune fille, jointes à sa beauté, avaient déterminé le choix du prince, et le grand-duc, qui croyait devoir une réparation au fils de son ancien ami, victime d’une odieuse calomnie, avait consenti avec bonheur à ce mariage, qui unissait son blason à celui d’une, des plus anciennes et des plus illustres maisons d’Allemagne. Dans la journée qui suivit le mariage, il y eut une grande chasse, et, guidés par le bruit du cor et les aboiements de la meute, Marthe et son jeune mari, qui ne se quittaient pas, galopaient en avant. Ils se trouvèrent bientôt au plus profond de la forêt, dans une clairière solitaire et


