Jacques

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Jacques15 août 1952. Adélaïde avait réglé la chaise longue sur le dernier cran et s’était allongée, à l’ombre du cerisier, en poussant un soupir d’aise. Son bras gauche relâché pendait mollement sur le côté. Le dos de sa main reposait sur un verdoyant tapis de mousse. Ses lourds cheveux dénoués répandus sur la toile formaient une auréole sombre autour de son visage doré par le soleil. Elle avait déboutonné son corsage, dégrafé son soutien gorge pour être plus à l’aise. Elle ne tarda pas à s’endormir. Sa poitrine libre de toute entrave se soulevait maintenant au rythme lent de sa respiration apaisée. Henri abandonna un instant la lecture du Havre Libre pour la regarder d’un air enamouré. Tony, les yeux mi-clos, les sens en éveil, savourait chaque instant de ce bel après-midi d’été. Les deu

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