Le chemin de ma compagne

1180 Mots
LE PDV DE ROWAN Je me réveille en entendant quelqu'un frapper d'urgence à ma porte. Je me demande qui cela peut bien être vu que je n'attendais personne, pas si tôt en tout cas. À moins qu'il ne s'agisse d'une question d'agence. Je force mon corps qui n’est pas encore complètement éveillé à se lever, je marche jusqu’à la porte pour l’ouvrir et je trouve ma compagne debout de l’autre côté qui me sourit. Trois autres filles en uniforme de servante se tiennent derrière elle. Elle est très maquillée. « On peut entrer ? » Demande-t-elle d’une voix coquette, en passant ses longs ongles le long de sa robe très courte qui cache à peine ses fesses. « Bien sûr. » Je dis que j’essaie de faire de mon mieux pour ne pas avoir l’air agacé par sa présence. Je m’éloigne de l’entrée et elle fait signe aux trois autres de la suivre à l’intérieur. Elle va de l’avant pour s’installer confortablement sur mon lit pendant que les trois autres se tiennent debout. « Alors, de quoi s’agit-il ? » Je demande. « J’ai amené les témoins de l’attaque de ma petite Talia. » Dit-elle en désignant les trois filles en uniforme de bonne. « Si tôt ? » Je demande. Se soucie-t-elle vraiment de sa soi-disant petite Talia ? Elle semble très occupée à chercher à se venger pour avoir le temps d’aller voir comment va la petite fille. Elle est censée faire quelque chose pour aider la fille à se rétablir et laisser l’enquête à quelqu’un d’autre. « J’arrivais à peine à dormir en sachant que le monstre qui a failli tuer ma Talia respire encore. » Dit-elle tristement, en me regardant avec des yeux larmoyants. Je ne sais pas pourquoi sa déclaration me fait culpabiliser. Est-ce que je ne soutiens pas trop ma compagne ? Je déteste vraiment ne pas pouvoir sentir notre lien de compagnon. Peut-être que si je le faisais, j’aurais envie d’être plus proche d’elle. C’est ma compagne, je devrais me soucier d’elle plus que quiconque. Je me tourne vers les trois filles et elles sourient toutes comme des poupées marionnettes. « Vous avez tous été témoins de l’attaque ? » Je demande. « Oui. » Ils répondent tous simultanément. « Qui l’a fait ? » Je me pose des questions. Ils se regardent tous comme s’elles n’étaient pas sûres de la réponse. « Layla gagne...» L’une des servantes tente de répondre mais elle est interrompue. « Layla Stephany ! » Ma compagne crie devant la servante. « Désolée, elles ne savent pas grand-chose d’elle, ils savent seulement ce qui s’est passé. » Dit-elle en souriant nerveusement. « Et que s’est-il passé exactement ? » Je demande, en reportant mon attention sur les témoins. « Nous étions à la fête quand nous avons entendu un enfant crier. Nous avons suivi le son jusqu’à la chambre de Layla. Nous avons trouvé la fille allongée sur le sol de la chambre de Layla, gravement blessée par des écrevisses de loup et Layla se tenait au-dessus d’elle. « Cela ne prouve pas qu’elle est celle qui l’a fait. » Je dis. « C’est arrivé dans sa chambre, monsieur. » L’une des servantes se dispute. « Elle avait du sang sur les mains et c’était son dix-huitième anniversaire. Elle avait changé. » Ajoute ma compagne. La fille avait-elle du sang sur elle lorsque les gardes l’ont amenée ? Je ne me souviens pas. Et ses vêtements étaient trop ternes et sales pour être remarqués. « Nous étions tous à la fête. Comment se fait-il que vous soyez les seuls à avoir entendu les cris ? » Je demande. Elles se regardent tous à nouveau avec confusion. « Je leur ai demandé de livrer de la nourriture et des boissons de la cuisine. » Ma compagne répond à nouveau en leur nom. Je hoche la tête. « Vous êtes sûres que c’est cette fille qui a fait ça ? » Je demande à nouveau. Je ne sais pas pourquoi j’aimerais vraiment que leur réponse soit non. Qu’elles l’ont peut-être confondue avec quelqu’un d’autre. Je ne sais pas pourquoi je m’en soucie. C’est tellement différent de moi de me soucier ou même de penser à quelqu’un qui n’apprécie pas les autres et qui est trop méchant pour avoir essayé d’assassiner un enfant. Je me demande vraiment pourquoi elle s’en prendrait à un jeune enfant, mais je ne demande pas. Je préférerais que le conseil de meute écoute les témoins et se fasse lui-même son jugement. Ils connaissent la loi du pays, ils rendront le bon jugement. « Je vais demander une réunion du conseil, vous trois devriez être là pour raconter ce qui s’est passé. » Je leur dis en leur faisant signe qu’ils sont congédiés. Je me tourne vers ma compagne et je peux dire qu’elle n’est pas contente de ma décision. Mais elle fait toujours semblant de sourire. Je pensais qu’elle voulait que l’affaire soit résolue et que la fille qui l’a faite soit punie ? « Y a-t-il quelque chose d’autre qui te dérange ? » Je me renseigne. « Pourquoi ne laisses-tu pas la meute Alpha et Beta juger. C’est une petite affaire qui implique l’ensemble du conseil. » Dit-elle en marchant jusqu’à l’endroit où je me tiens. « Et je sais que tu as des choses plus urgentes à régler. » Ajoute-t-elle d’une voix séduisante en passant ses longs ongles sur ma poitrine. Être proche d’elle me met mal à l’aise à un point tel que je commence vraiment à douter qu’il y ait vraiment un lien de couple entre nous. Je pensais que les liens entre compagnons étaient censés être comme un lien entre toi et ton compagnon, faisant que quelqu’un ne veuille jamais être loin de l’autre ? Malheureusement, quand il s’agit de ma compagne, tout ce que je veux en ce moment, c’est qu’elle quitte ma chambre. « Bien sûr, transmets mon message à ton père pour qu’il prenne en charge l’affaire. » Je suis d’accord en espérant qu’après elle a obtenu ce qu’elle voulait et qu’elle partira. « Tu es le meilleur. » Dit-elle joyeusement en me serrant dans ses bras et en déposant un b****r sur ma joue. « Je vais préparer ton petit-déjeuner moi-même. » Elle déclare en souriant puis sort de la pièce. Je fais de mon mieux pour me forger un sourire. J’espère vraiment que ça avait l’air authentique. Elle m’envoie un b****r et sourit à nouveau avant de refermer la porte derrière elle. Je retourne au lit en pensant à toutes les façons possibles de me faire aimer pour le bien de notre relation au travail. Les draps sentent trop son parfum non naturel et cela me rend malade et il devient impossible de me rendormir. Il va falloir que j’en parle bientôt à mes parents. Il doit sérieusement y avoir quelque chose qui ne va pas chez moi si je ne peux même pas aimer ma compagne comme elle le mérite. Si je ne change pas, elle sera toujours coincée avec un compagnon sans amour.
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