12 Les jours se suivaient sans à-coups, dans une monotonie qui l’agréait parfaitement. La période estivale finissait et seuls quelques touristes arpentaient encore les chemins herbeux de l’île aux Marins. Julius appréciait de voir le bateau s’en retourner vers l’île opposée, St Pierre, pour la dernière rotation de la journée. Il s’habillait alors en prenant le ciré ou la veste et les bottes posés dans le tambour, ce sas construit devant la porte d’entrée principale et qui empêchait le froid et la neige de pénétrer. Le tour de l’île se faisait tranquillement suivant le même parcours. D’abord les graves où l’on séchait jadis la morue, puis le bonjour au Transpacific, un cargo allemand échoué là en 1971 dont ne subsistait que la proue portant fièrement le nom du bateau, repeint en blanc chaq


