4 Le repas avait été succulent et la soirée bien arrosée. Rosemarie, cette fois, n’avait pas préparé de spécialités bavaroises, mais fait appel à un ami restaurateur qui avait investi sa cuisine pour servir un dîner typiquement provençal. Les convives s’en délectèrent. Ceux-ci levaient leur verre en l’honneur de Julius, assis en bout de table dans le patio du gîte où une fontaine rafraîchissait les oreilles à défaut de l’air encore saturé de chaleur. À gauche du peintre, son hôtesse souriait, le teint un peu rougi et pas seulement par le soleil de l’après-midi. En face d’elle, Horst Brückmann avait accepté de partager le dessert, une tourte aux fruits de saison délicatement épicée. Tête nue ce soir-là, il souriait lui aussi en levant haut sa flûte de champagne. Une offre de contrat à l’in


