En raison de ses fonctions à l’IGPN, le contrôleur général Martin entendait à longueur de journée des histoires qui auraient dû faire se dresser sur sa tête les quelques cheveux qui lui restaient. Ce qu’il venait d’apprendre l’avait d’autant plus touché qu’il aimait bien Philippe Scham et que, contrairement à ce qu’on pouvait penser de cet amateur d’objets rares et de jolies femmes, il avait, lui aussi, la passion du football. Il appela sa secrétaire et lui dicta un fax à l’intention du commissaire principal Scham. Il était, ce vendredi, veille de week-end, d’humeur massacrante, ce qui ne lui arrivait qu’en de rares occasions. Il pensait qu’il fallait éclaircir immédiatement cette affaire. C’est ce qui expliquait la sécheresse du texte que Scham déchiffra sur son fax quelques instants aprè


