PDV Béryl
Il est 20 heures, Manuela et Agnès m'ont conduit à une fête. Malgré l'ambiance cuisante, je n'arrête pas de pleurer. Je suis brisée, malheureuse et la joie des couples autour de moi, m'agace, faisant empirer ma situation actuelle.
Au faite, je viens d'être trahi par mon petit ami. Lui, avec qui, on avait juré une vie éternelle, il m'a quitté à la première occasion pour sauter dans les bras, d'une jeune femme Aristocratique. Une ancienne connaissance du lycée de retour en ville.
C'est pour me consoler que, mes deux meilleures amies, m'ont conduit ici. Elles pensent que danser me fera oublier. Mais sauf que, ça n'améliore strictement rien.
Le cœur qui souffre, ne peut -être forcé de sourire, de s' enjoliver. Il doit être entraîné pour se remettre sur les rails... Eh bien, c'est trop tôt pour mon cas, d'y penser.
_ Allez s'il te plaît, danse un peu. Antoine t'a quitté, c'est vrai. Mais c'est pas la fin du monde ma puce ! Dit Agnès.
Elle était devant moi, Manuella derrière moi. Je suis au milieu des filles, coincée comme un chocolat dans du pain.
Manuella essayait de danser avec moi. Elle a ses mains autour de mes hanches, cherchant un moyen de me forcer à les bouger. Pendant ce temps, Agnès me sourit et bouge ses hanches pour me faire céder à la dance.
_ Les filles désolée, franchement, je n'arrive pas à me concentrer, vous savez. J'ai le cœur en pièces ! Dis-je.
Après quoi, je les abandonne sur la piste de danse.
Mon meilleur ami, mon seul mec à qui j'avais tout donné m'a quitté pour une autre fille, plus riche que moi.
Je ne peux arrêter de me blâmer et de blâmer mes parents d'avoir été aussi pauvres ! Tout ce qui m'arrive, était de leur faute. Pensais- je.
_ Si j'avais eu un peu d'argent, Antoine serait encore à mes côtés. Dis-je, pas assez bas.
_ Arrête de te reprocher pour ce que cet enfoiré, t'a fait Béryl. Dit Manuella. Il ne t'arrive même pas à la cheville.
_ Pour être honnête avec vous, commence Agnès. Je n'ai jamais aimé ce garçon. Il avait toujours la tête d'un mendiant Aristocratique. Tout ce qui comptait pour lui, eh bien ! C'était ton argent et tes fesses... Sans te mentir.
_ Je penses la même chose, soutient Manuella. Qu'a t'il fait pour toi, Béryl ! Que peux-tu citer qu'il t'a donné, qui y a vraiment de la valeur. Demande t'elle.
_ Une voiture, rien. Une maison, rien. Elle rigole.
_ Un soutien émotionnel, nada... Regarde la vérité en face ! Ce garçon ne te mérite pas. Dit elle, les mains levées.
_ Mais toi, tu lui a tout donné. La sagesse, le succès. C'est grâce à toi, s'il se trouve dans cette famille, riche et puissante, aujourd'hui.
_ Grâce à moi, comment ça ? Demande -je.
_ Qui faisait les devoirs de ce pauvre crétin ?? C'est toi, n'est- ce pas ? Demande Manuella.
_ Oui. Dis-je.
_ Alors, que penses-tu ?? S'il a eu son diplôme d'ingénieur, c'est grâce à qui ?? Demande t'elle.
_ C'est grâce à la fille qui était dans sa vie. Répond Agnès en séparant sa bouche de son verre de limonade rosie.
Elle adore boire de la limonade. Elle tape sur ses lèvres trois fois, après avoir avalé le contenu de sa bouche.
_ Tu sais quoi Béryl, dit -elle. Écoute tes amies. Nous sommes ici pour toi, nous sommes venues à cette fête, pour toi. Allez, oublie ce garçon ! Dis donc, tape toi de ce qu'il t'a fait. Trouves- toi un mec dans cette foule et défonce toi un peu la gueule, allez. Ne nous fait pas chier s'il te plaît...
Elle dépose son verre vide, elle se retourne vers le serveur. Elle repasse la commande :
_ Un autre verre, serveur.
_ Un mec ne m'avait jamais encore trahi comme l'a fait Antoine. Dis-je, en larme.
_ Tous les mecs de ma vie, m'ont déjà brisé le coeur. Dit Agnès. Voilà pourquoi, je joue juste avec leur sentiments maintenant.
_ Tu joues? Demande-je.
_ Euh...oui, dit- elle.
_ C'est pas très bien, Agnès. Je déteste celà. Dis-je.
_ Quand comprendras -tu que dans ce monde, chacun se bat d'abord pour ses intérêts personnels... Mon cœur ! Le vrai amour a fiché le camp. La seule chose qui reste, c'est la ruse.
_ La ruse ? Demande - je.
_ Oui mon cœur, c'est la ruse. Pour survivre dans ce monde, il faut être rusé. Si non, clac...clac...clac, le Mec t'abat sans pitié. Sous silence et tu te retrouves brisée comme tu l'es aujourd'hui.
_ Agnès a raison. Je suis d'accord avec elle. Dans cette vie, faut plus aimer avec tout ton cœur...Béryl. Si non, tu mouras très vite. Dit Manuella.
Elle me passe un verre de limonade puis, elle va rejoindre la piste de danse. Je reste, toute seule avec Agnès.
_ Béryl, tu es ma meilleure amie...nous avons grandi ensemble. Je te considère comme une sœur cadette. Mon conseil pour toi, c'est de laisser passer cet homme. Il existe pleins de garçons là dehors.
_ Tiens...Regarde par ensemble dans ce milieu. Il y a pleins de mecs qui aimeront t'avoir comme leur copine. Arrête de vivre dans le passer.
_ Réveilles-toi, un peu ! Joues la vie, aime la vie, apprécie ce qu'elle te donne. Et s'il te plaît, ne ressasse plus ton passé, d'accord !
Je hoche la tête pas très sûr si j'ai compris tout ce dont elles m'ont conseillé de faire. Je reste là, à observer mon verre de limonade.
Agnès me regarde pendant un moment. Elle vide ensuite son verre avant de dire:
_ Si tu écoutes mes conseils, c'est certain que tu verras ce mec trop canon, sur le côté gauche, qui t'admire depuis un moment maintenant. Elle murmure derrière un sourire.
Curieusement, je tourne lentement ma tête vers la gauche. Je vois un garçon trop canon, habillé en veste grise. Il a un regard poignant sur moi.
Il dégage un aura imposant, un sourire séduisant sur les bords des lèvres. Une taille d'enfer ! J'observe l'homme, il est mille fois plus beau et séduisant que Antoine.
Mon cœur se met à battre. Nom de tous les dieux, je viens d'être brisé par un mec. Celui-ci sera t'il différent ?
Je détourne mon regard. Je regarde Agnès. Elle me sourit un moment, puis elle glousse.
_ Je pense que ton mec de ce soir sera plus important que ce s******d !
_ Mon mec ?? Demande-je.
_ Oui, plutôt Canon, avoué un peu. Regarde, il est attiré par toi.
_ Mais tu blagues...murmure- je.
_ Je te jure c'est la vérité.
— Anges !
— 1..2...3...4...5, Feu vert, Il se rapproche de nous... Humm, on n dirait qu'il a mordu à la mousson. Chouchoute t'elle.
_ Quoi... es-tu certaine qu'il viendrai vraiment par ici et en plus pour moi? murmure -je. Peut-être qu'il veut acheter de l'alcool tout simplement.
_ Ou bien, il veut autre chose. Souffle t'elle, mystérieusement. Mon joli cœur, Prend ton courage à deux mains et regarde par toi-même. Il me semble que l'alcool l'intéresse peu.
Je crispe mes doigts sur mon verre de limonade. Avant de tourner la tête. L'homme avance, dans un pas ferme. Une démarche calculée. Un aura de prince, de gentleman.
Une belle voix s'est échappée de sa gorge quant il s'est suffisamment rapproché de moi.
_ Bonsoir poupée, que vous- êtes charmante. Dit -il en s'incline près de moi.
Gênée, je lève les yeux et demande:
_ Pardon, vous me parlez ?
_ Oui. Il répond et se penche vers moi. Je suis Hérode, c'est un plaisir de vous connaitre, mademoiselle...
Il reste en suspens. Pendant ce temps, j'admire ses abdos de rêve. Une poitrine exposé à laquelle baigne une chaîne en croix de Christ.
Mon Dieu ! Il est tuant... Son charme déchire. Je regarde sa main incapable de la serrer. Mais c'était échoué pour moi, Agnès lève ma main et sans attendre, je colle ma main à la sienne.
Un sourire se lâche sur mon visage, c'était uniquement pour cacher ma nervosité.
_ Mademoiselle Béryl. Dit Agnès. Et moi c'est Agnès, sa meilleure amie.
_ C'est un plaisir Béryl. Dit l'homme dont j'ai pas gardé le nom.
On se regarde dans les yeux pendant un moment. Pendant ce temps, Agnès me sourit. Elle murmure dans mon oreille gauche.
_ Enfin un sourire sur tes lèvres Béryl. Je vois que le courant passe a l'air de passer entre vous. Dans ce cas, je vais vous laisser.
Je tourne la tête, je la regarde s'éloigner avant de déposer à nouveau, mon regard sur l'homme qui me tenait toujours la main. Un visage sérieux, des yeux pétillants d'étonnement.
Bizarrement, après son contact, j'ai senti une énergie étrange traverser chaque partie de mon corps. Ça ressemblait à une connexion, un lien et maintenant, quand je regarde dans ses yeux, j'ai l'impression d'avoir toujours été à lui.
Qu'est-ce qui se passe entre nous là ? Pourquoi je ressens cette énergie ? cette chaleur ? Cette brûler dans mon intérieur.
J'essaie de le laisser mais c'est quasiment impossible.
Il me tient, il m'étudie. Comme si je sois un livre. Il renifle mon ordeur et me regarde comme si je suis une proie.
Et lui le prédateur. Il est attentif. Ses couleurs de yeux...
Non, je dois surement imaginer des trucs. C'est l'alcool, c'est pas réel. Il n'a pas les yeux jaunes.
Mais, je trouve quand-même qu'il est assez bizarre...
À suivre...