Depuis son réveil, Ares n’avait pas prononcé un mot. Le silence qui l’enveloppait était presque plus lourd que l’étrange phénomène qui venait de se produire. Il était sorti de la baignoire sans un regard pour Kael ni Raph, ses pas lourds résonnant dans la pièce détrempée. Ses gestes étaient mécaniques, détachés : une serviette passée sur son visage, ses cheveux encore dégoulinants qu’il ébouriffa sans conviction, puis le tissu sec qu’il enfila en silence. Raph, elle, ne cessait de le suivre, ses yeux rougis fixés sur lui avec une inquiétude presque douloureuse. Elle avait encore la gorge serrée, ses mains tremblaient légèrement. Chaque fois qu’elle s’approchait pour parler, aucun mot ne franchissait ses lèvres. Elle voulait le secouer, hurler, le supplier de parler, mais le mutisme d’Are


