Le vent s’était levé dans les jardins suspendus du palais, agitant les branches argentées des arbres que Raph aimait toucher du bout des doigts. Kael, assis sur le rebord de la balustrade, observait le ciel où les nuages tournaient, lentement, comme un présage . Son visage, d’ordinaire si ouvert, était fermé, ses yeux d’ambre fixés sur un point qu’elle ne voyait pas. Raph, qui était venue poser sa main sur son bras, sentit la tension dans son corps, si inhabituelle chez Kael. Raph inquiète lui demanda : Kael ? Qu’est-ce qu’il y a ? Il inspira longuement, les paupières mi-closes, son aura vibrant faiblement dans l’air. Kael : Je sens… quelque chose. Il se leva, les poings serrés, tournant lentement sur lui-même comme pour identifier l’origine de ce malaise. Raph le regardait, le souffl


