Ares s’était enfermé dans ses appartements depuis la veille au soir. Nul ne l’avait revu depuis son évanouissement et le chaos étrange qui avait suivi. La grande salle d’entraînement, désormais silencieuse, portait encore les marques de sa perte de contrôle : des fissures parcouraient les murs, des éclats d’énergie dormaient dans les recoins, et l’air lui-même semblait chargé d’une tension sourde, comme si l’essence d’Ares refusait de se dissiper. Raph, elle, tournait en rond depuis des heures. Assise sur le rebord d’une fenêtre du couloir, les genoux ramenés contre elle, elle fixait la porte close des appartements d’Ares comme si elle allait s’ouvrir d’un instant à l’autre. Chaque bruit la faisait sursauter, chaque ombre la faisait espérer. Mais rien. Le silence absolu. Kael, adossé nonc


