La nuit tombait sur le palais sombre d’Ares, désormais gouverné temporairement par Kael. Le jardin suspendu ondulait sous un vent léger, les lanternes flottantes illuminant les allées de lueurs bleues. Raph, installée près de la rambarde, laissait ses doigts caresser les feuilles, tentant de calmer l’inquiétude qui ne la quittait pas. À l’intérieur, Kael consultait un parchemin, un air concentré sur le visage. Il respirait lentement, fermant parfois les yeux, comme pour écouter quelque chose au loin. Puis il se figea. Un frisson traversa l’air, comme une onde imperceptible. Son regard se leva, d’abord vers le plafond, puis vers la fenêtre. Kael : … Qu’est-ce que c’est que ça ? Ce n’était ni une entité ordinaire, ni un souverain habituel. C’était autre chose. Il ferma les yeux, appela


