Chapitre 14 Il y a dans l’air cette odeur de clinique, mélange d’éther et de désinfectant, corsé d’autres parfums d’origine indéterminée mais tout aussi médicamenteuse. Les infirmières, en blouses blanches avec un badge plastique au revers vont et viennent, fourmis industrieuses, portant seringues, fioles ou ordonnances dans un ballet en apparence désordonné, mais qui doit obéir à une logique rigoureuse. Mary attend dans le couloir. Le docteur Arenberg la recevra entre deux patients. La salle d’attente est bondée, de temps en temps la porte s’ouvre et elle voit se lever des regards angoissés ou pleins de lassitude et de résignation. La salle d’attente du docteur Arenberg est l’antichambre du bloc opératoire, endroit où personne n’envisage d’aller sereinement. La clinique est toute neuve


