Chapitre 17 Le break R 20 banalisé est arrêté au rond-point du belvédère. Un jour gris commence à poindre. La tempête de la nuit a arraché, aux grands arbres, des aiguilles, des branches et des pommes de pin qui jonchent le sol. Au gré du vent, de larges gouttes s’écrasent avec un bruit mou sur le capot et le pare-brise de la voiture. Fortin est au volant ; de temps en temps, il donne un coup d’essuie-glace, non pas pour mieux voir, mais plutôt par désœuvrement, pour faire quelque chose. Sur le siège passager, Mary a ouvert sa vitre pour tenter d’échapper au nuage de fumée produit par son équipier. Dehors ça sent bon la terre mouillée et la feuille morte. En un mot, ça sent bon l’automne. Une journée a suffi pour que l’on passe du plein été au début de l’hiver. La radio donne en sourdine


