XI-2

2007 Mots

– Vois-tu, lui répétait-elle, il faut tout me dire. Je suis trop bonne pour toi, je n’aurais plus qu’à me jeter à la Seine, s’il t’arrivait un malheur… Entends-tu, mon petit chat, si des hommes te parlaient, il faudrait tout me répéter, tout, sans oublier un mot… Hein ? on ne t’a encore rien dit, tu me le jures ? Nana riait alors d’un rire qui lui pinçait drôlement la bouche. Non, non, les hommes ne lui parlaient pas. Elle marchait trop vite. Puis, qu’est-ce qu’ils lui auraient dit ? elle n’avait rien à démêler avec eux, peut-être ! Et elle expliquait ses retards d’un air de niaise : elle s’était arrêtée pour regarder les images, ou bien elle avait accompagné Pauline qui savait des histoires. On pouvait la suivre, si on ne la croyait pas ; elle ne quittait même jamais le trottoir de gauch

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