VII-2

2260 Mots

Maman Coupeau et Gervaise parlèrent des Lorilleux, en mettant la table, dès trois heures. Elles avaient accroché de grands rideaux dans la vitrine ; mais, comme il faisait chaud, la porte restait ouverte, la rue entière passait devant la table. Les deux femmes ne posaient pas une carafe, une bouteille, une salière, sans chercher à y glisser une intention vexatoire pour les Lorilleux. Elles les avaient placés de manière à ce qu’ils pussent voir le développement superbe du couvert, et elles leur réservaient la belle vaisselle, sachant bien que les assiettes de porcelaine leur porteraient un coup. – Non, non, maman, cria Gervaise, ne leur donnez pas ces serviettes-là ! J’en ai deux qui sont damassées. – Ah bien ! murmura la vieille femme, ils en crèveront, c’est sûr. Et elles se sourirent,

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