IX-2

2003 Mots

– Ah ! c’est vous enfin ! lui dit sèchement madame Goujet, en lui ouvrant la porte. Quand j’aurai besoin de la mort, je vous l’enverrai chercher. Gervaise entra, embarrassée, sans oser même balbutier une excuse. Elle n’était plus exacte, ne venait jamais à l’heure, se faisait attendre des huit jours. Peu à peu, elle s’abandonnait à un grand désordre. – Voilà une semaine que je compte sur vous, continua la dentellière. Et vous mentez avec ça, vous m’envoyez votre apprentie me raconter des histoires : on est après mon linge, on va me le livrer le soir même, ou bien c’est un accident, le paquet qui est tombé dans un seau. Moi, pendant ce temps-là, je perds ma journée, je ne vois rien arriver et je me tourmente l’esprit. Non, vous n’êtes pas raisonnable… Voyons, qu’est-ce que vous avez, dans

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