Gervaise pourtant monta un jour chez les Lorilleux. Il s’agissait de maman Coupeau, qui avait alors soixante-sept ans. Les yeux de maman Coupeau étaient complètement perdus. Ses jambes non plus n’allaient pas du tout. Elle venait de renoncer à son dernier ménage par force, et menaçait de crever de faim, si on ne la secourait pas. Gervaise trouvait honteux qu’une femme de cet âge, ayant trois enfants, fût ainsi abandonnée du ciel et de la terre. Et comme Coupeau refusait de parler aux Lorilleux, en disant à Gervaise qu’elle pouvait bien monter, elle, celle-ci monta sous le coup d’une indignation, dont tout son cœur était gonflé. En haut, elle entra sans frapper, comme une tempête. Rien n’était changé depuis le soir où les Lorilleux, pour la première fois, lui avaient fait un accueil si peu


