VI-4

2091 Mots

Cependant, l’hiver était venu, le quatrième hiver que les Coupeau passaient rue de la Goutte-d’Or. Cette année-là, décembre et janvier furent particulièrement durs. Il gelait à pierre fendre. Après le jour de l’an, la neige resta trois semaines dans la rue sans se fondre. Ça n’empêchait pas le travail, au contraire, car l’hiver est la belle saison des repasseuses. Il faisait joliment bon dans la boutique ! On n’y voyait jamais de glaçons aux vitres, comme chez l’épicier et le bonnetier d’en face. La mécanique, bourrée de coke, entretenait là une chaleur de baignoire ; les linges fumaient, on se serait cru en plein été ; et l’on était bien, les portes fermées, ayant chaud partout, tellement chaud, qu’on aurait fini par dormir, les yeux ouverts. Gervaise disait en riant qu’elle s’imaginait ê

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