CCCLXXXVIe nuit

1387 Mots

CCCLXXXVIe nuit « En peu de temps je fus si fort éloigné de la terre, que je ne distinguais plus aucun objet, et il me semblait que j’approchais si fort de la voûte du ciel, que je craignais d’aller m’y briser la tête. Dans le mouvement rapide dont j’étais emporté, je fus longtemps comme hors de moi-même, et hors d’état de faire attention au danger présent auquel j’étais exposé en plusieurs manières. Je voulus tourner à contresens la cheville que j’avais tournée d’abord, mais je n’en éprouvai pas l’effet que j’en avais attendu : le cheval continua de m’emporter vers le ciel, et ainsi de m’éloigner de la terre de plus en plus. Je m’aperçus enfin d’une autre cheville ; je la tournai ; alors le cheval, au lieu de s’élever davantage, commença à décliner vers la terre ; et comme je me trouvai

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