Étant de nature très sensible, je redoutais les instants que je m’apprêtais à vivre… Une chambre d’hôpital tout ce qu’il y a de normal me faisait face. Un peu craintive de l’image qui m’y attendait, j’ai stoppé mon élan pour reprendre mes esprits… Au milieu de cette petite chambre si froide et triste, se trouvait un lit sur lequel était allongé Michael. Un homme si fort, si beau, si grand, se retrouve immobilisé par des fils et machines qui le clouaient sur place. Il avait le pied complètement bandé et suspendu ; la tête recouverte de points de sutures et bandages qui ne laissaient entrevoir que ses petits yeux et ses lèvres enflées par tant de douleur... Cette image m’a terrifié, jetait tétaniser et au bord des larmes. Moi qui me croyais impassible et dure de caractère, me voilà terrassé


