Alors qu’elle était au téléphone avec sa sœur, Emily marchait vers sa maison quand elle remarqua quelque chose d’étrange. La porte d’entrée était entrouverte et pourtant, elle était sûre et certaine de l’avoir fermée avant de partir.
Elle sentit alors un frisson courir le long de son dos. « C’est encore quoi cette m***e p****n !? » Se demande-t-elle. Avant de rapidement composer le numéro de la police.
- Police de Ravenwood, que puis-je faire pour vous ? Répondit une voix masculine.
Emily présente la situation sans oublier les évènements étranges de la nuit précédente avec la silhouette.
- D’accord madame. Restez là où vous êtes, un policier sera là dans quelques minutes.
Emily attendit, les nerfs tendus. Elle regarda autour d’elle, mais rien ne semblait anormal. Elle observa aussi attentivement la maison, elle avait la désagréable sensation que quelqu’un l’observait de l’intérieur.
Emily se met à se rapprocher tout doucement de la maison. Elle se rapproche de la grande fenêtre du salon. Elle s’arrête, elle entend des pas, quelqu’un est en train de marcher dans la maison. Elle jette un coup d’œil à travers la vitre de la fenêtre pour voir, mais rien. Elle ne voit personne, mais continu d’entendre les bruits de pas. Elle continu de davantage se rapprocher pour mieux balayer du regard son salon, quand soudain :
- Emily ?
Une voix l’appelle.
Elle se retourne et voit l’agent de police, en train d'arriver pour prendre sa déposition. Mais Emily est sûre que la voix qu’elle a entendue n’est pas celle de l’agent de police.
- Bonjour madame, officier Millers. Vous…
- Bonjour, s’il vous plaît monsieur l’agent, fouillez ma maison, je suis sûre d’avoir entendu quelqu’un à l’intérieur à l’instant.
Le policier se dirige vers la porte d’entrée Emily le suit de près.
- Attendez ici.
Puis, il sort son arme et entre.
Le policier fouille minutieusement toutes les pièces de la maison. Pendant ce temps, Emily attend à l’entrée les nerfs tendus. Ça fait déjà quelques minutes que le policier est entré et la maison reste étrangement silencieuse.
- Officier Millers ?
Appelle-t-elle, mais sans réponse, c’est le silence. Pendant qu’elle attend toujours une réponse du policier, elle entend plutôt des rires d’enfant, elle regarde le jardin d’où les rires proviennent, mais elle ne voit personne. Elle cherche partout puis elle voit juste brièvement quelque chose entrer dans la forêt. Ces enfants, un animal ou autre chose, elle n’a pas eu le temps de bien voir et au même moment, le bruit de la porte derrière elle.
- Je n’ai rien trouvé madame.
Surprise, elle sursaute et pousse un cri. L’officier était en train de ranger son arme quand il sortait, il s’arrête, lui-même surpris de la réaction d’Emily.
- Est-ce-que ça va madame ? demande-t-il
Emily le regarde encore un peu troublée. Puis, elle répond.
- Oui ça va… Je… Je ne vous avais pas entendu revenir c‘est tout.
- D’accord… Je n’ai rien trouvé, dit-il. Mais je vais m’assurer qu’il y est une patrouille près de chez-vous cette nuit.
- Je vous remercie officier Millers.
Emily se sentait maintenant plus en sécurité, mais quelque part au fond d’elle, elle savait que les évènements étranges pouvaient se reproduire. Alors que le policier était déjà en train de partir, Emily l’interpelle.
- Officier Millers ?
Il s’arrête et Emily se rapproche.
- Oui madame.
- Pouvez-vous me laisser votre carte s’il vous plaît.
- Bien-sûr. Tenez ! Appelez si vous avez besoin de quelque chose.
Elle prend sa carte, mais elle semble soucieuse et le policier lui demande si elle va bien. Emily se tourne pour regarder la maison, et regarde également où elle avait brièvement vu quelque chose et dit :
- Millers… Officier Miller, j’aimerais que vous répondiez à une question s’il vous plaît.
- Je vous écoute.
- Cette maison, avez-vous quelques choses à me dire à son sujet ?
- Bien-sûr, elle est hantée. Répond-il presque instantanément.
- Quoi !? Emily choquée par sa réponse.
- Ahaha !, détendez-vous madame je vous fais marcher. Bien-sûr, c'est ce qui se dit dans cette ville, mais si vous voulez mon avis, c’est une rumeur qui a été rependu par quelqu’un qui dans le temps aimait sa tranquillité. Et voulait garder éloigné les visiteurs et les enfants, vous comprenez ? Dit-il sur un ton détendu ce qui rassure davantage Emily.
- Vous avez raison. Alors quelqu’un essais de me faire peur.
- Si vous voulez mon avis, c’est tout à fait cela madame Wilson.
- Emily, appelez-moi Emily.
- D’accord Emily.
Pendant qu’il parle, un appel à la radio.
- Ici Millers, je ne suis pas loin, je vais y aller. Terminé. Puis il dit à Emily. Il faut que j’y aille Emily, vous avez mon numéro, vous pouvez m'appeler ou simplement appeler la police s’il revient.
Après ces mots, il commence à marcher pour partir. Emily le remercie, mais juste avant de partir, l’officier lui demande :
- Si vous n’êtes pas sûre, vous pouvez toujours aller passer la nuit ailleurs.
Emily hésite. Elle y avait bien pensé, mais elle ne connait vraiment personne dans cette ville.
- Non, ne vous inquiétez pas, je vais rester. Dit-elle finalement. Et vous veillez sur moi n’est-ce pas ? ajoute-t-elle en souriant.
L’agent hoche la tête et part.
Emily entre chez elle, et ferme la porte. Elle prend une profonde inspiration et essaye de se calmer : « bon, tout va bien finalement ». Elle reçoit une notification dans son téléphone, un message de sa sœur « Qu’est-ce qui se passe Emily. Tu as raccroché. Rappelle-moi quand tu peux. Bisou ».
- Je vais te rappeler Andréa, mais d’abord, Seigneur, il faut que je mange.
Emily va dans sa cuisine et ouvrit le réfrigérateur pour voir ce qu’elle pouvait se préparer. Elle se sentait plus soulagée à tel point qu’elle jouait de la musique sur son portable.
Après avoir parcouru ce qui se trouvait dans son réfrigérateur, elle décide finalement de se faire une salade poulet avec des légumes.
Elle rassemble l'ensemble des ingrédients dont elle aura besoin et se lance dans la cuisson de son déjeuner.
Pendant qu’elle découpait les légumes, la musique jouant, elle parvient à chasser toutes les pensées négatives de son esprit. Elle danse et chante tout en faisant des allées et venue dans sa cuisine pour prendre des ingrédients ici et là-bas. Mais alors qu’elle verse l’huile d’olive sur la salade, elle remarque quelque chose sur le sol, à l’entrée de la cuisine : un morceau de papier. Elle s’avance, en essayant de guetter s’il y a quelqu’un et puis ramasse le bout de papier, il y a écrit dessus en lettre capitale « NE RESTE PAS ICI ».