Finalement le roi enterra son fils en même temps que Nji Njankouo enterrait ses enfants…
Une certaine tension était désormais palpable dans le royaume.
Le Roi n’était pas du tout content !
C’était à lui de faire ce genre d’exemple dans le royaume, pas à un jeune sorti de je ne sais ou.
Après l’enterrement il se retira pour réfléchir. À peine est –il assit que Jamie entre en larmes en bousculant les gardes .. .
- Laissez là. Dis le roi
Jamie tomba à ses pieds en pleurant pendant un petit bout de temps.... Puis elle se relève, s’essuie les yeux et lui dit :
- Ton poison ce n’est pas moi, mais une chose est sûre on essaye d’avoir ta place et on va éliminer tes potentiels héritiers un à un avant d’arriver à toi.
- Qu’est-ce que tu en sais ?
- Méfie-toi d'Afsa, méfie-toi de Lonzo et méfie-toi de Njankouo !
Sur ces mots elle ressort de la même façon qu’elle était entrée. En bousculant les gardes…
Le chagrin était en train de lui faire perdre la raison. Il la comprenait, perdre un fils aussi vaillant et de cette façon pouvait déstabiliser n’importe qui. Lui-même était encore en état de choc et il fallait qu’il réfléchisse sur quoi faire ?
Afsa ? Elle n’était même pas là quand ça a commencé et si les dire de Jamie étaient vrais, elle était en danger. Surtout elle à cause de leur bébé. Désormais il allait tripler les gardes auprès d’elle pour qu’il ne lui arrive rien.
Njankouo ? Pourquoi pas et ce fils mystique qui sortait de nulle part et qui revenait justement maintenant. Juste au moment où, il lui fallait renouveler ses alliances pour maintenir son autorité et son pouvoir suprême sur le royaume ?
Humm
Il avait fait tout son possible pour que la femme de Njankouo n’accouche que des filles avec la complicité de Lonzo. Et bien sûr c’était lui leur père car à une époque Nafissa sa femme était une femme très sensuelle avec de très belles rondeurs. Tout ce qui était sur son territoire lui appartenait, donc il ne se gênait aucunement pour coucher avec elle et pour la consoler des absences perpétuelles de son mari. Et heureusement qu'elle même ne languissait pas d'amour pour son époux.
C'est d’ailleurs l’arrivée d’Afsa qui avait mis fin à leur idylle. Ça Njankouo n’avait pas à le savoir. Il le ferait éliminer par Lonzo si nécessaire. Mais la question ne se posait pas encore et il avait rendu de grand service en étendant le royaume au delà de ses espérances.
En gros, il avait perdu entre hier et aujourd’hui plusieurs enfants à cause d’un seul jeune homme et il lui restait juste Mira du côté de son ami …
De ses enfants reconnus, Mfouapon était en réalité le seul capable de le remplacer dignement ! Et ce dès le lendemain s’il mourrait subitement. C’était justement ça le problème avec lui, il était déjà prêt à être Roi alors que lui-même comptais bien passer quelques glorieuses années sur le trône…
C’est justement pour ça aussi que l’enfant d’Afsa était le mieux placé pour grandir doucement le temps que lui-même finissent son règne le plus tard possible.
Il fallait qu’il agisse et qu’il agisse vite. Le fils de Njankouo était une grande menace pour son autorité. Il avait vu le visage que la foule lui avait adressé après son crime contre son fils. Tous étaient craintifs.
Et il était hors de question qu’on craigne quelqu’un d’autre que lui dans son royaume. Tout ce qui était ici avait été bâti par lui. C'était lui l'homme puissant qui détenait le pouvoir de vie et de mort sur tous sans exception. Et ça devait rester ainsi.
Il fit appeler Lonzo qui accourut aussitôt…
- Comment va la reine ?
- Elle va s’en remettre j’en ai profité pour faire des voiles de protection autour d’elle et du bébé soyez sans crainte.
- Bien. De toutes les façons je comptais doubler sa garde.
- Excellence initiative mon roi.
- Que savez-vous de ce jeune homme Amadou ?
Lonzo se troubla mais se repris assez vite :
- Dites-moi tout Lonzo ! Ordonna-t-il
- Voilà, Njankouo m’a demandé de le tuer.
- Quoi ? Pourquoi ? Donc il ne complote pas pour prendre ma place ?
- Non mon roi il vous ait dévoué et n’osera jamais !
- Il a donc quel problème avec ce jeune homme ?
- Il veut prendre la place de son père et il est prêt à tout !
- Donc c’est vraiment son sang ?
- Oui mon roi .
- Ce n’est pas à moi qu’ils en veulent ?
- Non, c’est un guerrier son seul plaisir c’est de tuer il n’a rien d’autre en tête !
- Alors pourquoi ne pas l’envoyer en conquête ca résoudra le problème non ?
- J’ai vérifié son destin, il ne s’en ira qu’après avoir détruit son père !
- C’est tout ?
- Oui mon roi !
- Allez auprès d’Afsa. Je sais à présent ce que je dois faire !
- N’oubliez pas tout ce que Njankouo a fait pour le royaume !
- Justement peut être qu’il est temps qu’il aille se reposer.
- Je fais quoi du jeune homme ?
- Rien ! je m’en occuperai demain matin.
Au départ de Lonzo le Roi respira enfin, il allait tout simplement organiser une bataille pour la place de Njankouo et le meilleur ira continuer à tuer ailleurs...Il pouvait désormais dormir tranquille...Mais non il y avait encore cette histoire de vin empoisonné qu'il l'avait rendu au fil des jours faible comme un bébé. Il fit à nouveau venir Lonzo...
- Mon roi ?
- Qui donc met du poison dans mon vin ?
- La reine Jamie mon Roi.
- Je le savais. Elle ira rejoindre son fils demain.
- Ce n'est pas du poison mon roi, mais juste un somnifère pour vous empêcher de coucher avec les autres reines.
- Tu parles de Afsa ?
- Oui mon roi.
- Ça peut me tuer ce truc ?
- Aucunement mon roi. Je pense qu'elle a déjà assez payé comme ça.
- Si je laisse passer ça . D'autres traîtres essayeront de l'imiter. Elle a des complices ?
- Son fils Njifa l'aidait en s'en procurer.
- J'ai compris. Viens me voir très tôt le matin.
- Bien Grand roi.
Et Lonzo se retira une nouvelle fois...
Ce soir au réveil d’Afsa, elle fut surprise de trouver six et non deux gardes comme habituellement à sa porte. Le roi avait peut-être découvert la vérité par Jamie et ne voulait pas qu’elle s’enfuit ? C’était ridicule, le roi était tout, sauf un homme patient ! S’il avait eu le moindre doute sur elle il serait venu lui-même l’égorger en plein sommeil.
Comment faire pour aller retrouver son amant et le prévenir du danger qu’il courait ?
Se débarrasser de deux gardes c’était facile mais six ? Que faire ? Amadou l’attendait déjà à leur point de rendez-vous.
Elle décida d’aller voir le roi suivit de son bataillon …Il était dans la grande salle en train de manger. Elle se précipita vers lui et alla se mettre à ses pieds.
- Mon roi veuillez me pardonner mon état je vous ai négligé toute la journée et je m’en veux terriblement.
- Mais non Afsa ce n’est pas de ta faute. Mon fils est capricieux c’est tout. Il faut éviter de toucher désormais à mon vin de palme. Répond il en lui caressant le ventre.
- Mon roi toutes les autres reines en prennent sans problème.
- Ta santé est fragile et comme tu n’obeis jamais je te préviens que ma gourde est désormais surveillée
Afsa éclata de rire :
- Ah ah ah mon roi bien aimé je serais désormais obligée de vous obéir.
- Voilà retourne te reposer.
- Non mon roi j’aimerai rester encore auprès de vous !
- Demain j’ai des urgences à régler. En passant Jamie à perdue un fils aujourd’hui donc elle divague un peu.
- Un prince est mort ? Qui ? Comment ? Je ne comprends rien mon roi.
- Tes servantes te raconteront ce qui s’est passé allez vas y. ..
Afsa fit d’abord quelques tour autour des appartements du roi. Ses gardes la suivait comme son ombre. Elle devait aller chez les servantes… Surtout celles qui avait la même carrure qu’elle …
Mais d’abord aller voir Lonzo question de savoir si elle pouvait passer par là ...
- Non, non, et non Afsa la situation est trop tendue en ce moment. Je viens de confirmer l'accusation sur Jamie pour tes somnifères.
- Père supplia t’ elle. Juste une seule fois avant qu’il ne meure. Je sais que vous n’allez pas le ratez alors s’il vous plaît.
- Afsa , la question ne se pose plus, le roi s’est saisi de son cas il n’est plus en danger pour l’instant.
- Comment ça ?
- C’est un peu compliqué à expliquer. Bref Amadou a tué le prince Njifa en duel. Tu dois juste rester tranquille et éviter Jamie. Elle sait pour toi et avec la perte de son fils, elle est à cran.
- Je n’ai pas peur d’elle.
- Tu devrais.
- D’accord je retourne me coucher.
- Sage décision.
…
En route, elle croisa le prince Mfouapon qui faisait les cents pas le long de l’allée jusqu’à sa hutte. En passant près de lui, il s’arrêta de marcher et la regarda stationné au milieu du chemin.
La lune éclairait très bien ce soir. Et les torches tenus par ses gardes finissaient de bien illuminer l’espace. Arrivée à son niveau Afsa essaya de le contourner, mais il lui saisit le bras avec une telle force qu’elle senti toute sa haine envers elle…
- Prince ? Dit l’un des gardes qui attendait qu’il lâche Afsa.
- Bonsoir mon prince. Dit Afsa. Que les esprits de la vie soit avec votre frère.
Pour toute réponse, il lui serra encore plus fort le poignet et elle émit un petit cri de douleur.
- Aie vous me faites mal.
L’un des gardes cru bon d’intervenir :
- Je vous en prie mon prince. Ne faites pas de bêtises, ne montez pas votre père contre vous.
Il revint subitement à lui en s’écartant d’elle et en lui lâchant le bras.
- Ma reine. Dit il avant de disparaître au coin.
Afsa le regarda disparaitre avant de continuer son chemin.
Elle était vraiment en danger. Mais pourquoi Mfouapon lui en voulait il ? Il devrait être content qu’elle essaye d’éliminer le roi comme le sous entendait sa mère non ? Pourquoi cette menace Directe ? À part Lonzo, personne ne savait qu’elle avait un lien quelconque avec Amadou. Alors pourquoi ? Il était temps qu’elle soit aussi prête à toute éventualité.
En entrant dans sa hutte elle senti une présence. Alerter les gardes ? Elle était capable de se défendre toute seule et puis il suffisait d’un cri pour que les six gardes soulèvent son rideau en pailles pour venir à son secours.
Elle regarda aux alentours mais ne vit personne…Elle s’approcha de son lit et regarda en bas des gros cailloux qui servaient de support de lit, rien en se relevant, deux bras l’enprisonerent et une main lui ferma rapidement la bouche pour Étouffer tout cri.
Elle essaya de détacher le poison sur son collier attaché au rein quand une voix familière lui murmura à l’oreille :
- Ma reine ne veux plus de moi ?
Il la retourna et elle lui fit face libérée :
- Ma garde à été doublé, je ne vais nulle part sans eux.
Afsa, l'entraina au coin au fond de sa hutte et éteignit toute les torches en bois pour plonger la pièce dans le noir total. À l’exception d’une seule à l’entrée pour ne pas alerter les gardes.
- Tu as peur ?
- Toi non ? Comment tu es entrée ?
- Par la porte.
- On ne t’a pas suivi ?
Ils étaient assis à présent à même le sol sur un tas de feuilles doux qui servait de coin de relaxation de la reine Ansa.
- Non.
- Pourquoi ton père veut te tuer ?
- Laisse tomber…
Sa bouche était sur le coup d’Afsa et sa main en train de lui caresser son petit ventre rebondi.
- Dis moi ce qui se passe ?
Sa bouche prit celle d’Afsa pour l’empêcher de trop parler, elle sentait bon comme d’habitude, et il aimait ça. Sa peau était aussi douce que dans ses souvenirs. Ils s'aimerent à nouveau avec la même passion...
Le lendemain le roi rassembla tous les dignitaires et fit une grande déclaration :
- Hier mon fils, un prince de ce royaume est mort pour une cause.
Il est mort parce que sa volonté de défendre ce royaume était plus importante que sa propre vie ! Je suis vraiment fière de lui et de ce qu’il a essayé de faire !
L’héritage qu’il nous laisse est que chacun d’entre nous doit désormais nous montrer que la cause du royaume est plus important que sa propre vie !
Alors que des messagers partent dans les autres contrées et que tous les valeureux guerriers viennent prouver ici leur foi en ce royaume ou qu’ils aillent rejoindre mon fils dans les honneurs.
Njankouo ouvrit les grands yeux surpris alors que la foule criait des hourras au roi !
Le roi voulait le tuer ou quoi ? D’ailleurs ce dernier continue !
- Nji Nnjankouo, le prince Mfouapon et moi-même nous chargeront d’organiser et de superviser les combats qui commenceront dès demain matin ! Bien sûr Amadou tu combattras au même titre que tout le monde et le gagnant affrontera Notre guerrier invaincue, mon ami et mon plus fidèle, l’homme sans qui la grandeur de ce royaume ne serait pas aussi rependu dans les autres contrés dans un duel final. Le vainqueur continuera à nous honorer ou prendra sa retraite pour former nos futurs valeureux combattent …
Le roi fit ensuite une tape sur l’épaule de Njankouo !
- Bien sur mon ami je ne doute pas de ta force et compte sur toi pour nous montrer qui tu es vraiment ! beaucoup ont entendu des récits de tes valeureux combats mais aujourd’hui ils devront la vivre en direct!
- Ou est la reine Jamie ? Faites la venir immédiatement. continue le Roi.
Jamie arriva quelques seconde après, la mine vieillie de plusieurs années. Elle était passive tourmenté par la perte de son fils.
- Jamie nous venons de perdre un enfant, le royaume vient de perdre un valeureux guerrier. L'un des meilleurs qui savait respecter les limites et ne pas viser plus haut que sa tête. Il jeta un coup d'oeil à Mfouapon qui soutien son regard. Buvons à la perte de ce vaillant jeune homme.
Le roi servit un cobelet de vin qu'il but d'un trait et un deuxième qu'il tendit à Jamie. Celle ci vida d'un trait le contenu et s'ecroula au sol au même moment prise de spasmes violents durant quelques secondes...Ensuite, son corps s'arrêta de bouger et plus rien...
Mfouapon ne comprit pas d'abord, puis, en voyant le regard perfide de son père il se précipita sur sa mère... Trop tard elle était déjà morte...
- Voilà comment on empoisonne quelqu'un ! Dis le Roi en se levant. C'est moi le Roi, c'est moi qui décide quand je vais me retirer, qui sera l'héritier de qui et qui doit vivre ou mourir dans ce royaume ! Pas une b***e de minable.
Mfouapon se garda bien de réagir, il n'était pas impulsif, il était patient. Il se jura au nom de sa mère et de son frère qu'il allait s'asseoir sur le trône de son père plus tôt qu'il ne le pensait. Ensuite avec un signe de respect envers son père, il porta sa mère sans vie dans les bras et s'en fut hors du palais pour l'enterrer...
Après son départ, le roi demanda qu'on garde un oeil discret sur lui et qu'on lui fasse un rapport de toutes ses activités sans exception. L'antidote de Lonzo lui faisait plein de gaz au ventre il lui fallait aller vider son estomac rapidement. Ensuite prendre un autre antidote avant dormir tranquillement. Dommage qu'Afsa soit malade. Il se rattrapera avec elle demain.
Après l'enterrement de sa mère il revint. Se coucher. Bien sûr son père allait le faire surveiller il aurait fait pareille à sa place.
Il avait quelques gardes qui lui était fidèle ou qui lui devaient des services c'était le moment de réveiller son réseau. Surtout de se trouver un allier de taille et il pensait à quelqu'un en particulier. Quelqu'un qui avait tout à gagner et rien à perdre...
Njankouo était inquiet car son fils avait disparu depuis hier et n'avait pas dormi dans sa hutte. Les soldats envoyé pour le blesser et justifier un séjour chez Lonzo, ou pour le tuer étaient rentrés bredouilles. Il avait usé de son autorité pour le fouiller partout sans succès. Il ne pouvait pas s'enfuir c'était impensable. Désespéré il était allé voir Lonzo.
- Il a disparu les combats c'est demain Lonzo il faut que tu implores le mal pour moi.
- Je l'ai fait hier il dit qu'il donnera sa réponse demain.
- Mais demain c'est trop tard. cria t'il.
- Non pas forcement. Je peux te protéger contre lui si tu veux.
- Je n'ai pas peur de mon fils , mais du mal qui réclame mon âme.
- Dans ce cas fait lui un sacrifice qu'il n'osera refuser.
- Quoi ou qui ?
- Ta femme et ta dernière fille la plus pure de toute.
- Non pas le seul enfant qui me reste.
- Elle n'est pas de toi, ni ses défuntes soeurs.
Njankouo senti son estomac se retourner dans son ventre.
- De quoi parlez vous Lonzo ?
- De ce que j'ai découvert hier en fouillant dans les ombres. Votre femme a fait les enfants avec un autre pendant vos déplacements.
Njankouo resta un moment silencieux dans la demi obscurité .
- Non c'est ma fille
- À vous de voir. Il aime les âmes pur en sacrifice. Et vous le savez.
- Non pas elle.
- Dans ce cas nous sommes obligés d'attendre demain.
- Par hasard vous ne savez pas où se cache se jeune homme ?
- Là où aucun de nous ne pensera à le chercher.
- Faites une voyance !
- Impossible avant demain. Je viens d'en faire plusieurs pour le roi et mon âme est affaibli.
- Faites le qu'à même je ne m'en irait pas d'ici sinon.
Lonzo ne voulait pas tester sa détermination il l'amena dans l'espace ou une grosse fumait... Et lui dit:
- Dites ce que vous voulez et poser vos mains sur la fumée.
- Je veux retrouver mon fils et savoir qui a fait des enfants avec ma femme.
- Vous n'auriez pas dû faire ça. Dit Lonzo. Maintenant couchez vous au sol et fermez les yeux ne les ouvrez que si vous ne voulez plus voir ce qui se passe.
Njankouo s'executa.
D'abord il se vit en train de pactiser avec le mal. Après sa première bataille, il avait été gravement blessé, et malgré des soins prodigués, il s'affaiblissait de jour en jour...
il vit son fils dans le noir en train de faire l'amour à une femme enceinte. Il venait d'arriver, quand avait il eu le temps de grossir une femme ? Il y avait le noir partout. Il n'arrivait pas à distinguer la femme en question . Elle n'était pas loin du palais, pas loin du roi non plus..
Il vit ensuite sa femme avec un homme en train de s'aimer dans sa hutte, sa femme était très jeune, très ronde et très heureuse. Après ça, elle passa chez Lonzo le regarder périr fit un sourire et s'en alla en caressant son ventre retrouver son amant... qui à son tour lui caressa aussi le ventre.
Il vit clairement son visage, ce n'était pas n'importe qui, c'était son ami, son roi, Il s'agita de colère pendant quelques instants avant que son rêve ne l'envoie ailleurs.
Il était maintenant en train de supplier Mephisto de le garder en vie à son service...Il vit les âmes qu'il lui avait envoyé torturées, brûlées encore et encore, écrasées , déchiquetées demeurer dans une souffrance sans fin... Un visage malfaisant apparut:
- A bientôt partenaire !
Lui dit Mephisto en lui tapant la tête à l'aide d'un marteau sur lequel était fixé plein de piquant. Sa tête s' écrasa en miette et il ne put pousser un cri son corps bougea d'un côté, il amena ses deux mains sur sa tête...
Ouf, Sa tête était toujours là. Il ouvrit les yeux et se réveilla avec un mal de crâne qui l'empêchait de bouger.
- Doucement il vous faut deux à trois heures pour récupérer.
- Je...
La douleur ne lui permis pas de continuer, il ferma à nouveau les yeux...Il n'avait pas deux heures à perdre.
- Restez tranquille sinon vous allez abîmer des trucs dans votre tête.
- A... A.... Quoi ... ?
Pourquoi ces fichus marabouts ne te préviennent des conséquences de leur pratique qu' après fait ? Troupeau de malchance comme ça...
Lonzo, lui passa un voile de fumée sous le nez et il s'endormit pour de bon cette fois pour de bon...
Quand il ouvrit les yeux le matin, il faisait grand jour à l'extérieur.
- Que tous les marabouts et leurs descendant soient maudits. Murmura t'il en se levant.
- Bon réveil mon frère.
Sans répondre, Njankouo s'est levé et il est sortie en courant pour chez lui, d'abord sa femme. Il trouva Mira en train de ranger un peu leur hutte:
- Ta mère ?
- Fatiguée encore ce matin elle est couchée.
Il prit le couloir menant à leur espace de nuit. Et s'approcha d'elle. Il se courba, en réalité il n'avait pas le temps de l'accuser pour qu'elle essaye de lui mentir et qu'il.... Cela se fera dans après leur mort.
Alors il lui souleva la nuque , elle ouvrit les yeux et leur visage se croisèrent pour la dernière fois dans cette vie.
- C'est toi ? Murmure t'elle sans essayer de se soustraire à lui.
Il lui brisa la nuque d'un coup sec et la reposa comme elle était tout à l'heure ... Ensuite il se prépara pour son départ. Déjà on toquait à la porte.
- Chef Njankouo c'est l'heure !
C'était l'heure. Il verrait son fils sur place. Et il était prêt à lui montrer qui avait accoucher l'autre. En sortant il dit à Mira.
- Ma fille, mon unique enfant tu es si pure, si innocente et si...
- Père tout va bien ?
- Oui tout ira bien pour toi.
Mira regarda son père resserrer la peau de léopard sur ses reins et s'enduire le torse d'un mélange noir qui fit briller encore plus ses muscles. Son père était un homme fort elle ne s'inquiétait pas pour lui, Mais plutôt pour son nouveau frère qu'elle n'aura pas le temps de connaître...
Les jeux était simples tous les coups étaient permis et soit l'adversaire vaincu déclarait forfait soit il était tué. Mais l'objectif n'était pas de tuer tout le monde juste Njankouo ou son fils en principe.
Amadou devait être combattu par le gagnant ensuite, s'il gagnait, il affrontera son père et l'affaire sera classée.
Mfouapon passa la nouvelle que c'était inutile pour les soldats de se battre jusqu'à la mort au total à peine une cinquantaine de soldats accepterent de se battre. Et en moins de quatre poignets de main de sable, les combats était finis et on avait un vainqueur.
Mfouapon eu une idée c'est lui qui affrontera Amadou. Il l'annonca à son père :
- Père je veux bien combattre aussi en l'honneur de mon frère.
- Tu veux te suicider ? Déjà ? J'étais pourtant prêt à faire échouer tes multiples tentatives de prise de pouvoir.
- Père mes ambitions ne font pas de moi un fils indigne. Tu te trompes d'ennemi.
- C'est toi qui voit.
La grande cour étaient remplie de boue glissante qui ne favorisait pas l'équilibre des combattants. Mfouapon glissa plusieurs fois avant de pouvoir se stabiliser. Il n'eut aucun mal à immobiliser le vainqueur de tout à l'heure... Ce dernier abandonna assez vite le combat et Mfouapon fut déclaré vainqueur.
Il attendait Amadou, ce c'est qui l'avait amené ici il était prêt. Il n'était pas un guerrier comme son frère mais il avait d'autres atouts pour arriver à ses fins.
Amadou avait dormi dans la tente de la Reine Afsa jusqu'au matin. Et il s'était delacté d'elle toute la nuit avant de s'enfuit en assommant les trois gardes devant la porte au moment où les autres dormaient à même le sol.
En arrivant au lieu de combat, il sourit en voyant la comédie qui s'y jouait. Pourquoi personne ne tuait personne ? Ou était l'intérêt ?... Il degusta de la viande séchée tranquillement en attendant son tour qui ne tarda pas.
Avec l'héritier du roi ? Mais que se passait t'il dans ce royaume ? Il n'avait pas besoin d'armes pour tuer l'autre frère. Il ignora l'épée qu'on lui proposa et avança dans la boue, glissa deux fois et se plaça face à son avant dernier adversaire.
- Tu peux changer d'avis tu sais, je n'ai aucun intérêt à te tuer. dit-il.
- Je n'ai pas l'intention de me faire tuer. C'était le seul endroit où je pouvais te parler. Je suis surveillé.
Amadou n'était pas là pour causer il n'avait besoin de personne il s'approcha et propulsa Mfouapon sur un tas de boue d'un bon coup de poing au menton.
Il tomba comme un sac de légumes. Déjà son adversaire revenait le porter sur sa ceinture de peau de chacal au rein et le soulever en l'air comme un vulgaire papier. Il fallait qu'il parle et vite.
- Aide moi à tuer le roi et la reine Afsa sera tout à toi avec votre bébé.
Il profita de son moment de surprise pour lui donner un coup de poing au visage, Amadou le lâcha et les deux hommes tombèrent chacun d'un côté.
Mfouapon se releva rapidement pour essayer d' immobiliser son adversaire Amadou se laissa faire. Alors content d'avoir retenu son attention Mfouapon continue rapidement :
- Mon père meurt, je devient roi et toi tu as la guerre partout où tu veux, Afsa et votre fils. de toutes les façons, ce n'est qu'une question de temps avant que le roi ne soit au courant pour vous. Toi tu survivra pas Afsa et le bébé.
Ça avait l'air intéressant comme plan. Pourquoi pas après tout. Mais avant il n'avait pas l'intention de salir sa réputation même pour un futur roi.
Alors il lui donna un coup de tête sur le front. Et le tabassa correctement en évitant de lui abîmer le visage et surtout résista à l'envie de le tuer...
Mfouapon regretta sa tentative à la seconde où il reçu le coup sur la tête. Il y avait pourtant plusieurs façons de se suicider et con comme il était il avait choisi celui ci. Mourir pour rien. Quel gâchis pour quelqu'un promu à un bel avenir comme lui.
Ses tentatives pour rendre le moindre coup étaient désormais veines. Il perdit connaissance au bout de sa quatrième rencontre avec la terre...
Alors Amadou lui souleva un bras qui retomba à peine lâché il était KO.
Quelques soldats coururent pour venir amener le prince chez Lonzo. Après un rapide examen et quelques soins prodigués rapidement, Lonzo laissa le prince sous bonne gardes et alla suivre la fin des combats. Il fit signe au roi que le prince respirait encore. C'était le moment crucial.
Njankouo était face à son fils et les deux hommes se fixaient en silence...