Mia
Le Brun s’est confortablement installé avec ses amis, un sourire satisfait sur le visage, tandis qu'il ignorait totalement les sifflements provocateurs des filles en chaleur à côté de lui. Je ne peux m’empêcher de ressentir une certaine pitié pour Jackson, accaparé par autant de prétendantes ; cela doit être épuisant. Pourtant, à le voir, il semble complètement indifférent, comme si ce tumulte ne l’atteignait pas. Son expression décontractée et son regard lointain trahissent une confiance en lui presque désarmante.
- Tu comptes assister à l'entraînement de ton frère ? me demande Leila, ses yeux pétillants d'excitation. En fait, je parle de l'entraînement de Liam.
- Chut ! Quelqu'un pourrait t'entendre ! m'exclamai-je, légèrement irritée, en lançant un regard furtif autour de nous. Mes sourcils se froncent, et je sens mes joues se teinter de rouge.
Leila, avec un sourire malicieux, ne semble pas s’en soucier.
- Presque toutes les filles vont y aller. Tu n’as pas à être gênée. Elle a un air de défi, comme si elle savourait le moment.
Je lève les yeux au ciel, exaspérée, et croise les bras, impatiente.
- Je le sais, mais je ne suis pas comme ces filles qui se jettent à ses pieds. Ma voix est ferme, mais une légère hésitation s’y glisse, révélant mon propre doute.
- C'est vrai, j'avais complètement oublié ! rétorque-t-elle avec un sarcasme amusé, ses lèvres s’étirant en un sourire espiègle.
- Oui, je vais aller voir mon frère jouer. J’essaie de garder un ton neutre, mais l’excitation commence à transparaître dans ma voix.
- Ton frère ou Liam ? demande-t-elle en chuchotant, ses yeux brillants d'anticipation.
- Les deux ! réponds-je, un sourire involontaire se dessinant sur mes lèvres, ma fierté se mêlant à l’excitation.
- Au moins, tu es honnête ! Elle éclate de rire, et je ne peux m’empêcher de sourire à mon tour, appréciant cette complicité.
- Silence ! ordonne le professeur, frappant dans ses mains d'une manière qui impose le respect et fait taire instantanément la classe.
Il se tient là, imposant et sérieux.
- Je me présente, James Rodriguez, déclare-t-il en écrivant son nom au tableau, sa voix résonnant avec autorité. Je suis votre professeur d’espagnol. Son regard parcourt la classe, et un léger sourire apparaît sur ses lèvres, révélant une bienveillance inattendue.
- Il a vraiment une tête de prof d’espagnol ! s’exclame Leila, son visage illuminé par l’amusement.
- Tu veux qu’on se fasse renvoyer dès notre premier jour de cours ? rétorquai-je, ma voix teintée d’inquiétude, mes sourcils se fronçant d’angoisse.
- Allez, ne fais pas ta coincée ! répond-elle, un sourire espiègle illuminant son visage.
- Mesdemoiselles, pourriez-vous nous faire part de ce qui semble si captivant que vous en oubliez mon cours ? Le professeur a un regard perçant qui nous fige sur place.
Tous les regards se tournent vers nous, et je sens mon cœur s’emballer. Fidèle à moi-même, je rougis de honte, mes joues brûlant sous l’attention des autres.
- C’est incroyable, Austin, tu te fais prendre dès la première heure ! s’exclame mon frère, un sourire moqueur sur les lèvres, ses yeux brillants d’amusement.
- C’est ça, moque-toi de moi ! chuchotai-je, honteuse, mes yeux se baissant vers le sol.
- Alors, mesdemoiselles ? s’impatiente le professeur, son regard se durcissant légèrement.
- Vas-y, réponds-lui, Austin ! chuchote Leila, son sourire complice me mettant encore plus mal à l’aise.
Non mais là, traîtresse, elle me laisse porter le chapeau toute seule.
- Euh, on disait que vous aviez une tête de prof d’espagnol... Je… c’est ma voisine qui l’a dit... Je n’ai fait qu’écouter. Mes mots sortent précipitamment, et je sens mes mains trembler légèrement, ma nervosité palpable.
Leila écarquille les yeux, choquée. C’est sûr qu’elle ne s’attendait pas à ça. Je meurs d’envie d’éclater de rire, mais je dois garder mon sérieux.
Tous les élèves de la classe éclatent de rire suite à ma réponse. Liam se tourne vers moi, un sourire aux lèvres, et je me sens rougir intensément. Je détourne le regard, essayant de cacher ma gêne.
- Oh, donc j’ai une tête de prof d’espagnol ?! demande-t-il, un air faussement choqué sur le visage.
- Euh... oui ? répond Leila, visiblement gênée, ses joues prenant une teinte rosée.
- Bien, étant donné que je suis espagnol, je ne veux plus vous reprendre en train de bavarder pendant mon cours. Son ton est ferme, mais une lueur amusée brille dans ses yeux.
- Si señor ! répondons-nous, Leila et moi, en chœur, nos voix s’unissant dans un élan de complicité.
- Bien, reprenons le cours.
[…]
Le couloir du lycée est un véritable carrefour d’énergie et de bruit. Les murs sont décorés de posters colorés annonçant des événements scolaires, tandis que les casiers, souvent ornés de graffitis et de souvenirs d’adolescence, se dressent comme des témoins silencieux de nos histoires. Les rires et les voix qui s’élèvent, ainsi que le cliquetis des chaussures sur le carrelage, créent une mélodie familière, presque réconfortante.
Je marche aux côtés de Leila, nos sacs à dos balançant légèrement sur nos épaules. L’odeur du café du coin de la cafétéria se mêle à celle des livres et des papiers, créant une ambiance à la fois studieuse et détendue. Les élèves se croisent, certains se lançant des regards complices, d’autres se disputant amicalement. C’est un monde en mouvement, vibrant de vie.
- Écoute, je pense qu’on devrait vraiment y aller maintenant si on ne veut pas arriver en retard, dis-je, ma voix trahissant une légère anxiété. Je jette un coup d'œil à ma montre, le cœur battant.
- En retard ? répète-t-elle, un sourcil levé, feignant l’étonnement.
- Je veux dire, si on veut avoir une bonne place.
Leila s’arrête un instant, ses yeux s’écarquillant de surprise.
- Oh mince, j’avais complètement oublié ce détail.
Nous continuons à avancer, contournant des groupes d’élèves qui discutent bruyamment, leurs éclats de rire résonnant dans le couloir. Je sens une légère tension dans l’air, une excitation palpable à l’approche du match.
- Bordel, il n’est même pas encore l’heure, murmure-t-elle en consultant sa montre, son expression trahissant une impatience grandissante.
- Je sais, mais il vaut mieux arriver une heure avant le match, insistais-je.
— Tu es vraiment incroyable, tu sais ça ? s’exclame-t-elle en riant, un sourire sincère illuminant son visage.
— Allez, viens, on va leur dire bonjour dans les vestiaires avant que le match ne commence, propose-t-elle, son visage rayonnant d’excitation.
Nous nous dirigeons vers les vestiaires, l’atmosphère devenant de plus en plus électrique. J’entends les échos des ballons de basket qui rebondissent et les cris des joueurs qui s’entraînent. L’adrénaline est palpable, et je me sens à la fois nerveuse et excitée.
- Attends une seconde, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée, dis-je, un frisson d’inquiétude me parcourant. De toute façon, leur coach ne nous laissera pas entrer à moins que nous soyons là pour quelqu’un en particulier.
Leila, pleine d’entrain, ne se laisse pas décourager.
- Ouais, et c’est là que Jacob entre en jeu. On pourrait dire qu’on est venues voir ton frère, suggère-t-elle, son sourire espiègle trahissant son enthousiasme.
- Ce n’est pas vraiment une excellente idée, soupirai-je, le cœur battant.
- Je suis sérieuse, ce n’est vraiment pas une bonne idée…
- Tu n’as pas le choix, Austin ! affirme-t-elle avec détermination.
- Bon, d’accord, j’accepte à contrecœur, un soupir de résignation s’échappant de mes lèvres.
En arrivant devant la porte des vestiaires, je sens mon cœur s’emballer. Leila se tourne vers moi, ses yeux pétillants d’enthousiasme.
- Prête ? demande-t-elle, un sourire espiègle aux lèvres.
— Pas vraiment.
Je pousse la porte, et l’odeur de la sueur et du désinfectant m’assaillit. À l’intérieur, des garçons torse nu s’entraînent, leurs muscles saillants brillants sous les lumières fluorescentes. Le bruit des ballons qui rebondissent et des cris des joueurs crée une ambiance électrique.
Je scrute la pièce à la recherche du coach. Il est là, en train de donner des instructions à l’équipe, son visage marqué par la concentration. Je prends une profonde inspiration et m’avance avec Leila à mes côtés.
- Excusez-moi, Coach Martin, dis-je en essayant de garder ma voix stable. Nous sommes venues voir quelqu’un.
Il se tourne vers nous, un sourcil levé, visiblement surpris par notre intrusion.
- Qui cherchez-vous ? demande-t-il, son ton neutre mais curieux.
- Euh, nous venons voir Jacob Austin, dis-je, ma voix légèrement tremblante. C’est son match, et nous voulions lui faire un petit coucou.
Leila hoche la tête, affichant un sourire encourageant, mais je sens que ma nervosité est palpable.
- Jacob ? Il est dans le vestiaire, mais vous savez que vous ne pouvez pas rester trop longtemps ici, dit le coach, son regard scrutateur passant de moi à Leila.
- Oui, bien sûr, je comprends, réponds-je rapidement. On ne prendra pas beaucoup de temps.
Le coach acquiesce et nous fait signe d’avancer.
- D’accord, mais faites vite, ajoute-t-il en retournant à ses joueurs.
Nous nous frayons un chemin à travers les joueurs, qui nous lancent des regards curieux. Je me sens un peu hors de ma zone de confort, mais l’excitation de voir Jacob me pousse à avancer.
Alors que nous approchons, mon cœur s’emballe à la vue de Liam, qui sort des douches, une serviette autour de la taille, son sourire éclatant illuminant son visage.
Dès qu’il me voit, son sourire s’élargit, et je sens mon cœur s’emballer.
- Misse espagnole, tu es venue voir quelqu’un ici ? s’exclame-t-il, ses yeux pétillants de malice.
- Oui ! répond Leila à ma place, son enthousiasme débordant. Tu es vraiment très beau.
Ma bouche reste grande ouverte, l’étonnement me figeant sur place. Ne me dites pas qu’elle va dire ce que je pense.
- Merci, dit-il en souriant, une légère rougeur teintant ses joues.
- Mon amie ici présente aimerait... aïe, commence Leila avant que je ne lui écrase l’orteil pour l’empêcher de continuer.
- On devrait y aller, m’exclamai-je en souriant maladroitement, essayant de masquer ma nervosité.
- Déjà ? Je suis un peu déçu. En tout cas, j’ai été ravi d’avoir fait ta connaissance...
- Mia, Austin, dis-je, le cœur battant.
- Austin ? Tu as le même nom de famille que mon ami, remarque-t-il, l’air intrigué.
- C’est ma sœur jumelle, s’exclame Jacob, en sortant de l’une des douches, l’air fier.
- Attends, quoi ?! Comment une aussi jolie fille qu’elle peut être ta sœur jumelle ?