Alex– Dis, Jean, c’est vrai qu’ils sont à toi, les vélos ? – Pas exactement, Alex. – Papa m’a dit que c’était les tiens, les vélos jaunes. – Ils ne sont pas à moi, ces Velobrux. Je les transporte d’un coin à l’autre de Bruxelles, c’est tout. – Waaa ! Comment tu fais ? – Je les mets dans la remorque d’un petit camion. – Il est jaune aussi, le camion ? – En partie, oui. – Je pourrai venir avec toi un jour ? – Je ne pense pas, Alex. – Pourquoi ? – Parce que je déplace les vélos la nuit. – Comme les voleurs ? – Disons que je travaille pendant que les autres dorment. – Comme papa dans son bar ? – C’est ça. On traverse le centre-ville à pied. Chaque fois qu’on croise une station de Velobrux, Alex pose les mêmes questions. J’ai l’impression que mes réponses ne suffisent jamais, qu


