IV Quand tout fut dévasté, une danse formidable commença sur les décombres, et la multitude, libre, victorieuse, se répandit sur le chemin, puis tout à coup deux farandoles ennemies se formèrent. – À la Garrigue, à la Garrigue ! crièrent les jeunes gens. Et tous, d’un commun accord, coururent vers ce champ de bataille, vaste lande découverte qui s’étendait au bas de la colline. Les femmes s’enfuyaient en emportant leurs enfants. Des vergers à la Garrigue roulait et piétinait une foule furieuse. Les garçons de Lamanosc et des villages se provoquaient avec des cris sauvages ; ils arrachaient leurs chemises pour combattre à nu. Bientôt ils s’entrechoquèrent dans une mêlée terrible ; les vaincus tombaient et se relevaient sans plainte, et revenaient à la bataille déchirés, sanglants, enthou


