VIII

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VIII Quand on part de la Pioline, on peut choisir entre deux routes pour gagner le chemin de Valence, la route connue sous le nom du Grand-Félat et celle du Chemin des Sables. Comme la carriole était très chargée, Cascayot s’était avisé de prendre le chemin des Sables, qui passe pour le meilleur. Cette belle route est coupée tous les dix pas par des rochers et des fondrières ; la voiture avançait lentement, et, dans son impatience, la tante Blandine cherchait noise à Cascayot, sous le prétexte que la route du Félat était la seule bonne, la seule praticable, qu’elle était excellente, unie comme la main, et qu’on y pouvait courir en carrosse. Si on avait pris la route du Félat, elle aurait retourné son raisonnement contre le chemin des Sables. Cascayot haussait les épaules, haranguait ses

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