II Depuis trois jours, le sergent rôdait autour des grilles, en se grattant la tête, ne sachant qu’inventer pour tromper la surveillance de la Zounet. Enfin il lui vint une idée ; la servante reçut un message lui annonçant de grandes maladies à la ferme de San-Bouzielli ; comme elle se faisait un devoir de doubler en tout Mlle Blandine, elle partit à la hâte pour médiciner les clients de sa maîtresse, et Tistet put enfin pénétrer à la Pioline. – Personne n’est malade par là-bas, mon commandant, dit-il en entrant d’un air moqueur ; comme dirait une couleur, une ruse de guerre. Pauvre Zounet ! Il tira deux bécasses de son carnier et les jeta sur la table. – Elle ne reviendra qu’à la nuit, et nous allons faire entre nous un petit repas de corps. Je cuisine très joliment ; les bécasses son


